Even the best gets stuck sometimes [PV Kendall]



 
Hello bande de cookie ! Le nouveau design est donc bien là. Absolument pas urbain (désolée...) j'ai parié sur un côté un peu vintage qui, je l'espère, vous plaira. N'hésitez pas à MP au moindre soucis !
WANTED » Ian E. NESS ; Jarrick VICIOUS ; Abigaëlle R. SHINE ; Alix T. TORRIO et sa bande : Tom, Kean et Klara ; Nathanaël V. CAVANAGH ; Manicha L. VALARY ; Kilian C. BRENNAN ; Aspen N. RYAN et bien d'autres encore ! MERCI DE LES PRIVILÉGIER A DES PERSONNAGES INVENTÉS

 Even the best gets stuck sometimes [PV Kendall]

Phillip BRADLEYThe Outfits
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Posté Mer 18 Jan - 6:36 par Phillip BRADLEY
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L’air de Chicago plaisait beaucoup à l’homme qui se tenait bien droit à l’extérieur de son domicile. Il avait adoré la cité des Vents à son premier passage et depuis, il ne trouvait pas d’endroit qui lui plaisait autant. Etre si près de la côte, mais à la fois pouvoir sentir l’air des plaines, c’était vraiment le paradis. Si on oubliait les guerres de gang, les meurtres en pleine rue, la vente de spiritueux illégaux dans presque n’importe quel dépanneur et les casses de la police qui faisaient presque la loi martiale. Mais après tout, on ne peut pas se plaindre de tout. Il était sorti dehors avec son parapluie, puisque, comme à l’habitude depuis deux semaines, il pleuvait des cordes. Ce n’était pas des fines averses dispersées, mais plutôt des pluies torrentielles. Même les mafieux ne se risquaient pas dehors. Cependant, comme son habitude n’était de ne pas fumer dans son appartement, Phillip était sorti avec son parapluie et c’était la tope providentielle et en avant tirer une longue bouffée. La délivrance ! Depuis quelques jours, il avait été sur une chasse à l’information qui l’avait laissé un peu épuisé, il allait devoir élargir son réseau, parce que ses « petits oiseaux » n’avaient pas les autorisations d’aller fouiner où il voulait les voir fouiner parfois. Il tira une autre longue bouffée et grimaça avant de regarder le paquet. Putain, c’était pas des Dunhill ça ! Le caissier avait dû se tromper. Foutu caissier mineur qui savait pas faire son travail… Cherchant à se calmer, il prit une autre bouffée avant de voir une forme s’avancer dans le rideau de pluie. Il mit la main à son holster avant de voir que c’était l’un de ses deux informateurs qu’il avait posté chez Kendall. En fait, ils étaient dans l’appartement en face, mais les détails n’étaient pas importants. Le type avait l’air d’être trempé jusqu’aux os. Il s’approcha en courant de son employeur qui recula sous le porche et tendit le parapluie à son sous-fifre. Un employé malade est un employé qui travaille mal, se disait-il. Le pauvre bougre accepta avec de la joie dans l’œil et tenta de reprendre son souffle. Il avait visiblement couru jusqu’ici. Avant même que celui-ci prenne la parole, l’Outfiter déclara d’un ton amusé et nonchalant

-Je croyais avoir donné de l’argent pour le taxi pour ce genre de situations. La prochaine fois, garde le dans ta poche plutôt que le dépenser avec Anna.

Il avait un sourire aux lèvres, plus moqueur que sadique, mais son regard ne laissa entendre rien d’autre que de la déception et un avertissement. Le miteux déglutit mal : non seulement son « patron » savait qu’il avait dépensé son argent, mais en plus il savait où et même le prénom de la prostitué qu’il avait engagé. Et tout ça s’était passé hier. Peut-être était-ce vrai que le jeune adulte aux cheveux rouges savait tout ce qui se passait dans la ville ! Bref, revenons-en à l’esprit de notre protagoniste. Il souriait, car il pouvait voir qu’il avait visé juste. Évidemment, il ne savait pas tout ce qu’il avait dit. Il pouvait deviner que le bougre n’avait pas l’argent. Il savait qu’il l’avait hier matin. Il pouvait voir qu’il n’avait pas l’air intoxiqué, ni à l’alcool ni aux drogues, donc il pouvait déduire que ce n’était pas de l’alcool. La seule partie d’information qui résidait dans ce qu’il avait dit, c’est le prénom de la prostituée préférée de l’homme qu’il avait appris quand il l’avait engagé. Bref, un travail de déduction associé à un pari qu’il avait facilement gagné. Kendall aurait sans doute trouvé ça amusant. Il lui en parlerait peut-être en changeant les circonstances. Il tapa du pied, écrasant la cigarette qu’il venait de finir avant de s’en rallumer une autre. L’autre homme prit cela comme un signe d’impatience, quelque chose d’absolument impossible chez un homme comme Phillip. Il fit donc son rapport.

-Miss Reagan est revenue chez elle, personne ne la suivait. Elle semblait d’humeur joyeuse. D’après de ce qu’on a pu la voir faire, on ne croit pas qu’elle ira ailleurs ce soir. Pas de nouvelles du kidnapping d’enfants encore aujourd’hui.

Le gangster releva la tête et exhala la fumée de sa cigarette. C’était très frustrant pour un informateur de n’avoir pas de résultats. Il avait besoin d’une piste. Il sourit soudainement avec contentement et excitation. Son « associé » recula, ayant peur des gangsters qui souriaient aux mauvaises nouvelles. Kendall était chez elle. Il était temps de payer une visite à son amie. Peut-être avait-elle une piste à partager ? Et disons que la prémisse ne le dérangerait pas non plus.

-Pas grave. Retourne chez toi, tu as fait du bon boulot. Retourne chez toi et essaie de pas acheter de came au premier flic débile qui passe déguiser en dealer. Rappelle-toi : Les yeux ouverts et les oreilles encore plus.

Sur ce, il jeta sa cigarette, appela un taxi et prit une gorgée de sa flasque de rince-bouche, avant de la recracher par terre. C’était spécialement pour Kendall, qui détestait qu’on sente la fumée. Les vêtements passaient, si on comptait de toute manière les enlever, se dit-il en montant dans le taxi. Il donna l’adresse de Kendall. Bref, il réfléchit tout le long du voyage à cette affaire de kidnapping. Rien n’y fit. Peut-être qu’un peu d’exercice lui ferait réfléchir mieux. Il eut un ricanement étouffé, quand il sortit du taxi après l’avoir payé exactement. Sa maison était à exactement 15 dollars de celle de Kendall, c’est pour ça qu’il l’avait choisi. Il alla frapper à la porte, un peu trempé par la pluie, mais rien de grave. Quand elle ouvrit la porte, il eut un sourire moqueur, comme à son habitude.

-Tu laisses entrer les itinérants trempés chez toi ?




Kendall L. REAGANDetective
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Posté Jeu 19 Jan - 23:03 par Kendall L. REAGAN
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Now you feel so sorry and hasty

Les joies de la vie à Chicago. J’étais assise à une terrasse de café, le vent s’était un peu levé et mes cheveux partaient un peu à droite et à gauche. J’attendais un libraire. Et là, vous allez me dire : « Mais qu’est-ce qu’elle va faire avec un libraire ?! ». Et bien je vais travailler. Voilà ce que je vais faire. Monsieur Farenbold est quelqu’un de connu pour son franc-parler et ses soirées mondaines ou jaillissent les ragots les plus juteux. Fils d’un dirigeant d’une grande maison d’édition et depuis toujours passionné par les métiers du livre, le jeune prodige décida d’ouvrir sa propre librairie. Mais, aimé du beau monde et de la jet set, il ne mit pas longtemps à faire parler de lui dans les journaux par ses fêtes ou l’alcool coulait abondamment. Réprimander par son père, il n’écopa que d’une grosse amende et d’un an de prison avec sursis. Les fêtes étaient plus discrètes, plus calmes et plus posées. J’avais pu m’y faire inviter une fois pour l’écriture d’un article sur les nuits les plus prisées de Chicago mais ce genre d’ambiance ne m’avait pas plu. Mais cet homme avait tenu à me revoir, me promettant une interview exclusive sur son succès. Ca intéressait le journal alors ça m’intéressait.

Et cette entrevue me rappela une autre que j’avais faite quatre années plus tôt. J’étais encore apprentie Journaliste à cette époque et on m’avait mis en assistance d’une rédactrice reconnue. Elle interviewait un militaire, assez jeune, pas beaucoup plus vieux que moi, qui avait brillement réussit sa carrière de soldat. Ils voulaient donner l’exemple à l’Amérique et envoyer de pauvres jeunes hommes en Irak pour mener une guerre déjà perdue. Mais il vantait son métier avec aisance et je notais, sentant son regard insistant sur moi. Il est vrai que les militaires ne devaient pas souvent voir de femme… Pourtant son regard en devenait presque indécent. Mais il me plaisait, un peu. Sa voix était agréable, le peu de caractère qui laissait paraître me donnait l’impression d’un homme sûr de lui et ambitieux et, pour terminer, il était beau à tomber. Je ne suis pas superficielle messieurs-dames, mais ça aide !

Nous avons eu un rendez-vous, puis deux, puis trois. J’ai finis dans son lit, comme un grand nombre d’autre femme avant moi, je suppose, mais je m’en fichais. J’étais plutôt bien avec lui, il me plaisait, on faisait la fête à notre façon, on échangeait quelques petites infos de nos métiers et on faisait l’amour. Par Merlin et Morgane, que c’était bon. Peut-être même aussi bon que lorsque j’étais avec Shay.

Mon visage se renfrogna l’évocation de mon ex et je levais les yeux vers l’homme qui se tenait devant moi. Michael Farenbold. Je soupirais en me rendant compte qu’il me déshabillait du regard et me levait pour le saluer, un faux sourire aimable plaqué sur mes lèvres.

Il me raconta tout un tas de chose dont je pris note mécaniquement, n’écoutant pas vraiment ce qu’il me disait. Je pensais à Phil. Ca faisait un moment qu’il était revenu sur Chicago. Il avait été viré de l’armée, d’après ce que j’avais compris. C’est dommage, il s’y plaisait bien, je crois. Et je ne m’attendais pas à le voir à mon bureau. J’étais tellement surprise que j’étais restée une bonne dizaine de minutes en silence. Puis je m’étais approchée et avait commencé à l’inspecter de la tête aux pieds avant de le serrer contre moi.

Enfin bref, revenons à cette tête blonde insupportable qui essayait, en vain, de me faire du pied sous la table. Je fis mine de jeter un œil à ma montre et de prendre un air effaré

« Oh mon Dieu, je suis en retard, mon conjoins m’attends ! Désolée Monsieur Farenbold, appelez-moi au bureau pour la fin de l’interview. Désolée encore »

Quel jeu de merde. Je n’aurais jamais été une bonne actrice, je le sais. J’attrapais mon sac et déposais un billet de 10$ sur la table avant de m’enfuir. Je grimpais dans ma vieille mini Cooper, toujours aussi rouge (merci Buck, mon garagiste) et je démarrais alors que la pluie commençait à couler à grosses gouttes sur le parebrise. J’espérais avoir la paix avec ce fils à papa avant qu’il ne devienne plus entreprenant. Au pire, je demanderais à Phil’ ou Harvey de lui remettre les pendules à l’heure.

Retourner au bureau à 18 heures était inutile et mon cabinet était sur mon chemin. Je m’arrêtais donc chez Plume Investigation, situé à trois blocs de mon appartement. Je checkais le courrier et les messages téléphonique. Une jeune femme m’apprenait qu’elle avait peut-être trouvé quelque chose sur les enfants enlevés. Je l’appelais donc et elle m’apprit que, le matin même, elle avait été témoin d’un drôle de convoi le long de Selton Avenue. Une camionnette bruyante et un conducteur pas aimable. Ils étaient suivit d’une voiture européenne noire. Je la remerciais et la quittait avant de rentrer à la maison.

Dix-neuf heures. J’allumais la télé que je regardais d’un œil distrait en rédigeant un début d’article avec les âneries dont m’avait parlé Farenbold Jr. J’étais tellement concentré à essayer de trouver une idée, à tenter de tourner ca intelligemment que je sursautais lorsque la sonnette de la maison retentit. Je clignais des yeux en m’avançant. Que me voulait-on à cette heure déjà si avancée ?

Je laissais mon travail en plan sur la table basse et c’est donc vêtue d’un pull d’homme, d’un jean bleu délavé et d’un tee-shirt rouge que j’ouvris la porte. Une fois que j’eus reconnue la personne, un sourire malicieux s’étira sur mes lèvres.

« Je ne sais pas, qu’a donc cet itinérants trempés à m’offrir ? » murmurai-je doucement en me décalant pour qu’il n’attrape pas la mort « Entre va. Je vais te chercher de quoi te sécher. Tu connais la maison, fais comme chez toi ! »

Elle grimpa à l’étage et revint avec une épaisse serviette éponge bleue et quelques vêtements d’homme. Une chemise à carreaux et un vieux jean de son père.

« Que me vaut l’honneur de ta visite, Phil ? »


    « La plume est la langue de l'âme» • Cervantès
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