Even the best gets stuck sometimes [PV Kendall]



 
Hello bande de cookie ! Le nouveau design est donc bien là. Absolument pas urbain (désolée...) j'ai parié sur un côté un peu vintage qui, je l'espère, vous plaira. N'hésitez pas à MP au moindre soucis !
WANTED » Ian E. NESS ; Jarrick VICIOUS ; Abigaëlle R. SHINE ; Alix T. TORRIO et sa bande : Tom, Kean et Klara ; Nathanaël V. CAVANAGH ; Manicha L. VALARY ; Kilian C. BRENNAN ; Aspen N. RYAN et bien d'autres encore ! MERCI DE LES PRIVILÉGIER A DES PERSONNAGES INVENTÉS

 Even the best gets stuck sometimes [PV Kendall]

Phillip BRADLEYThe Outfits
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Posté Mer 18 Jan - 6:36 par Phillip BRADLEY
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L’air de Chicago plaisait beaucoup à l’homme qui se tenait bien droit à l’extérieur de son domicile. Il avait adoré la cité des Vents à son premier passage et depuis, il ne trouvait pas d’endroit qui lui plaisait autant. Etre si près de la côte, mais à la fois pouvoir sentir l’air des plaines, c’était vraiment le paradis. Si on oubliait les guerres de gang, les meurtres en pleine rue, la vente de spiritueux illégaux dans presque n’importe quel dépanneur et les casses de la police qui faisaient presque la loi martiale. Mais après tout, on ne peut pas se plaindre de tout. Il était sorti dehors avec son parapluie, puisque, comme à l’habitude depuis deux semaines, il pleuvait des cordes. Ce n’était pas des fines averses dispersées, mais plutôt des pluies torrentielles. Même les mafieux ne se risquaient pas dehors. Cependant, comme son habitude n’était de ne pas fumer dans son appartement, Phillip était sorti avec son parapluie et c’était la tope providentielle et en avant tirer une longue bouffée. La délivrance ! Depuis quelques jours, il avait été sur une chasse à l’information qui l’avait laissé un peu épuisé, il allait devoir élargir son réseau, parce que ses « petits oiseaux » n’avaient pas les autorisations d’aller fouiner où il voulait les voir fouiner parfois. Il tira une autre longue bouffée et grimaça avant de regarder le paquet. Putain, c’était pas des Dunhill ça ! Le caissier avait dû se tromper. Foutu caissier mineur qui savait pas faire son travail… Cherchant à se calmer, il prit une autre bouffée avant de voir une forme s’avancer dans le rideau de pluie. Il mit la main à son holster avant de voir que c’était l’un de ses deux informateurs qu’il avait posté chez Kendall. En fait, ils étaient dans l’appartement en face, mais les détails n’étaient pas importants. Le type avait l’air d’être trempé jusqu’aux os. Il s’approcha en courant de son employeur qui recula sous le porche et tendit le parapluie à son sous-fifre. Un employé malade est un employé qui travaille mal, se disait-il. Le pauvre bougre accepta avec de la joie dans l’œil et tenta de reprendre son souffle. Il avait visiblement couru jusqu’ici. Avant même que celui-ci prenne la parole, l’Outfiter déclara d’un ton amusé et nonchalant

-Je croyais avoir donné de l’argent pour le taxi pour ce genre de situations. La prochaine fois, garde le dans ta poche plutôt que le dépenser avec Anna.

Il avait un sourire aux lèvres, plus moqueur que sadique, mais son regard ne laissa entendre rien d’autre que de la déception et un avertissement. Le miteux déglutit mal : non seulement son « patron » savait qu’il avait dépensé son argent, mais en plus il savait où et même le prénom de la prostitué qu’il avait engagé. Et tout ça s’était passé hier. Peut-être était-ce vrai que le jeune adulte aux cheveux rouges savait tout ce qui se passait dans la ville ! Bref, revenons-en à l’esprit de notre protagoniste. Il souriait, car il pouvait voir qu’il avait visé juste. Évidemment, il ne savait pas tout ce qu’il avait dit. Il pouvait deviner que le bougre n’avait pas l’argent. Il savait qu’il l’avait hier matin. Il pouvait voir qu’il n’avait pas l’air intoxiqué, ni à l’alcool ni aux drogues, donc il pouvait déduire que ce n’était pas de l’alcool. La seule partie d’information qui résidait dans ce qu’il avait dit, c’est le prénom de la prostituée préférée de l’homme qu’il avait appris quand il l’avait engagé. Bref, un travail de déduction associé à un pari qu’il avait facilement gagné. Kendall aurait sans doute trouvé ça amusant. Il lui en parlerait peut-être en changeant les circonstances. Il tapa du pied, écrasant la cigarette qu’il venait de finir avant de s’en rallumer une autre. L’autre homme prit cela comme un signe d’impatience, quelque chose d’absolument impossible chez un homme comme Phillip. Il fit donc son rapport.

-Miss Reagan est revenue chez elle, personne ne la suivait. Elle semblait d’humeur joyeuse. D’après de ce qu’on a pu la voir faire, on ne croit pas qu’elle ira ailleurs ce soir. Pas de nouvelles du kidnapping d’enfants encore aujourd’hui.

Le gangster releva la tête et exhala la fumée de sa cigarette. C’était très frustrant pour un informateur de n’avoir pas de résultats. Il avait besoin d’une piste. Il sourit soudainement avec contentement et excitation. Son « associé » recula, ayant peur des gangsters qui souriaient aux mauvaises nouvelles. Kendall était chez elle. Il était temps de payer une visite à son amie. Peut-être avait-elle une piste à partager ? Et disons que la prémisse ne le dérangerait pas non plus.

-Pas grave. Retourne chez toi, tu as fait du bon boulot. Retourne chez toi et essaie de pas acheter de came au premier flic débile qui passe déguiser en dealer. Rappelle-toi : Les yeux ouverts et les oreilles encore plus.

Sur ce, il jeta sa cigarette, appela un taxi et prit une gorgée de sa flasque de rince-bouche, avant de la recracher par terre. C’était spécialement pour Kendall, qui détestait qu’on sente la fumée. Les vêtements passaient, si on comptait de toute manière les enlever, se dit-il en montant dans le taxi. Il donna l’adresse de Kendall. Bref, il réfléchit tout le long du voyage à cette affaire de kidnapping. Rien n’y fit. Peut-être qu’un peu d’exercice lui ferait réfléchir mieux. Il eut un ricanement étouffé, quand il sortit du taxi après l’avoir payé exactement. Sa maison était à exactement 15 dollars de celle de Kendall, c’est pour ça qu’il l’avait choisi. Il alla frapper à la porte, un peu trempé par la pluie, mais rien de grave. Quand elle ouvrit la porte, il eut un sourire moqueur, comme à son habitude.

-Tu laisses entrer les itinérants trempés chez toi ?




Kendall L. REAGANDetective
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Posté Jeu 19 Jan - 23:03 par Kendall L. REAGAN
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Now you feel so sorry and hasty

Les joies de la vie à Chicago. J’étais assise à une terrasse de café, le vent s’était un peu levé et mes cheveux partaient un peu à droite et à gauche. J’attendais un libraire. Et là, vous allez me dire : « Mais qu’est-ce qu’elle va faire avec un libraire ?! ». Et bien je vais travailler. Voilà ce que je vais faire. Monsieur Farenbold est quelqu’un de connu pour son franc-parler et ses soirées mondaines ou jaillissent les ragots les plus juteux. Fils d’un dirigeant d’une grande maison d’édition et depuis toujours passionné par les métiers du livre, le jeune prodige décida d’ouvrir sa propre librairie. Mais, aimé du beau monde et de la jet set, il ne mit pas longtemps à faire parler de lui dans les journaux par ses fêtes ou l’alcool coulait abondamment. Réprimander par son père, il n’écopa que d’une grosse amende et d’un an de prison avec sursis. Les fêtes étaient plus discrètes, plus calmes et plus posées. J’avais pu m’y faire inviter une fois pour l’écriture d’un article sur les nuits les plus prisées de Chicago mais ce genre d’ambiance ne m’avait pas plu. Mais cet homme avait tenu à me revoir, me promettant une interview exclusive sur son succès. Ca intéressait le journal alors ça m’intéressait.

Et cette entrevue me rappela une autre que j’avais faite quatre années plus tôt. J’étais encore apprentie Journaliste à cette époque et on m’avait mis en assistance d’une rédactrice reconnue. Elle interviewait un militaire, assez jeune, pas beaucoup plus vieux que moi, qui avait brillement réussit sa carrière de soldat. Ils voulaient donner l’exemple à l’Amérique et envoyer de pauvres jeunes hommes en Irak pour mener une guerre déjà perdue. Mais il vantait son métier avec aisance et je notais, sentant son regard insistant sur moi. Il est vrai que les militaires ne devaient pas souvent voir de femme… Pourtant son regard en devenait presque indécent. Mais il me plaisait, un peu. Sa voix était agréable, le peu de caractère qui laissait paraître me donnait l’impression d’un homme sûr de lui et ambitieux et, pour terminer, il était beau à tomber. Je ne suis pas superficielle messieurs-dames, mais ça aide !

Nous avons eu un rendez-vous, puis deux, puis trois. J’ai finis dans son lit, comme un grand nombre d’autre femme avant moi, je suppose, mais je m’en fichais. J’étais plutôt bien avec lui, il me plaisait, on faisait la fête à notre façon, on échangeait quelques petites infos de nos métiers et on faisait l’amour. Par Merlin et Morgane, que c’était bon. Peut-être même aussi bon que lorsque j’étais avec Shay.

Mon visage se renfrogna l’évocation de mon ex et je levais les yeux vers l’homme qui se tenait devant moi. Michael Farenbold. Je soupirais en me rendant compte qu’il me déshabillait du regard et me levait pour le saluer, un faux sourire aimable plaqué sur mes lèvres.

Il me raconta tout un tas de chose dont je pris note mécaniquement, n’écoutant pas vraiment ce qu’il me disait. Je pensais à Phil. Ca faisait un moment qu’il était revenu sur Chicago. Il avait été viré de l’armée, d’après ce que j’avais compris. C’est dommage, il s’y plaisait bien, je crois. Et je ne m’attendais pas à le voir à mon bureau. J’étais tellement surprise que j’étais restée une bonne dizaine de minutes en silence. Puis je m’étais approchée et avait commencé à l’inspecter de la tête aux pieds avant de le serrer contre moi.

Enfin bref, revenons à cette tête blonde insupportable qui essayait, en vain, de me faire du pied sous la table. Je fis mine de jeter un œil à ma montre et de prendre un air effaré

« Oh mon Dieu, je suis en retard, mon conjoins m’attends ! Désolée Monsieur Farenbold, appelez-moi au bureau pour la fin de l’interview. Désolée encore »

Quel jeu de merde. Je n’aurais jamais été une bonne actrice, je le sais. J’attrapais mon sac et déposais un billet de 10$ sur la table avant de m’enfuir. Je grimpais dans ma vieille mini Cooper, toujours aussi rouge (merci Buck, mon garagiste) et je démarrais alors que la pluie commençait à couler à grosses gouttes sur le parebrise. J’espérais avoir la paix avec ce fils à papa avant qu’il ne devienne plus entreprenant. Au pire, je demanderais à Phil’ ou Harvey de lui remettre les pendules à l’heure.

Retourner au bureau à 18 heures était inutile et mon cabinet était sur mon chemin. Je m’arrêtais donc chez Plume Investigation, situé à trois blocs de mon appartement. Je checkais le courrier et les messages téléphonique. Une jeune femme m’apprenait qu’elle avait peut-être trouvé quelque chose sur les enfants enlevés. Je l’appelais donc et elle m’apprit que, le matin même, elle avait été témoin d’un drôle de convoi le long de Selton Avenue. Une camionnette bruyante et un conducteur pas aimable. Ils étaient suivit d’une voiture européenne noire. Je la remerciais et la quittait avant de rentrer à la maison.

Dix-neuf heures. J’allumais la télé que je regardais d’un œil distrait en rédigeant un début d’article avec les âneries dont m’avait parlé Farenbold Jr. J’étais tellement concentré à essayer de trouver une idée, à tenter de tourner ca intelligemment que je sursautais lorsque la sonnette de la maison retentit. Je clignais des yeux en m’avançant. Que me voulait-on à cette heure déjà si avancée ?

Je laissais mon travail en plan sur la table basse et c’est donc vêtue d’un pull d’homme, d’un jean bleu délavé et d’un tee-shirt rouge que j’ouvris la porte. Une fois que j’eus reconnue la personne, un sourire malicieux s’étira sur mes lèvres.

« Je ne sais pas, qu’a donc cet itinérants trempés à m’offrir ? » murmurai-je doucement en me décalant pour qu’il n’attrape pas la mort « Entre va. Je vais te chercher de quoi te sécher. Tu connais la maison, fais comme chez toi ! »

Elle grimpa à l’étage et revint avec une épaisse serviette éponge bleue et quelques vêtements d’homme. Une chemise à carreaux et un vieux jean de son père.

« Que me vaut l’honneur de ta visite, Phil ? »


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Phillip BRADLEYThe Outfits
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Posté Ven 20 Jan - 3:56 par Phillip BRADLEY
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La jeune femme qu’il aperçut, lorsque la porte s’ouvrit, était bien celle qu’il voulait voir. Elle était vêtue de façon très détendue, avec un pull d’homme, qui ressemblait à quelque chose qu’il se serait acheté, un tee-shirt rouge et des jeans délavés. Le pull était peut-être le sien même, car il avait passé beaucoup de temps chez elle lors de sa dernière escale. Il avait très bien pu laisser traîner des vêtements quelque part. Il sourit avec amusement à la situation. Avant même qu’elle finisse sa première phrase, il avança pour arrêter de se faire mouiller, arrivant très près d’elle, leur nez se frôlant. Il ferma la porte derrière lui d’un geste nonchalant du pied pendant qu’elle se reculait toujours l’air taquin. Il regarda à nouveau ses vêtements et eut un petit rire discret. La connaissant comme il la connaissait, elle bossait sur un article qui ne lui tentait absolument pas ou elle était simplement fatiguée en faisant son article. Mais en voyant l’étincelle qui pétillait dans son regard fascinant, il pouvait gager sans la moindre crainte que c’était le premier choix qui était le bon. Lui-même était bien vêtu, revenant d’une réunion avec le représentant de sa patronne chez les Outfit, avec une chemise et cravate, mais ça c’était quelque chose qui ne serait pas dit à haute voix dans cette maison. Son pistolet dans son holster sous son veston ne se montrait pas à moins qu’elle regarde vraiment beaucoup. Mais même là, elle n’aurait pas grand-chose à dire sur ça, il avait le droit aux États-Unis. Elle lui demanda ce qu’un itinérant comme lui pouvait bien lui offrir à elle. Il eut un sourire malsain, ayant de multiples pensés plus scabreuses les unes que les autres, mais avant qu’il réponde, elle était déjà partie dans les escaliers. Elle lui dit de faire comme chez lui pendant qu’elle avait le dos tourné, ne voyant apparemment pas que le jeune homme avait déjà enlevé ses souliers, les avaient rangés sur le porte soulier et était avancé dans le salon. Il parla fort pour qu’elle l’entende d’en haut et déclara avec une rire dans la voix :

-Je pourrais t’offrir du lavage, mais je vois que tu en as déjà à faire, vu ce que tu portes.

Il observa le salon en avançant tranquillement. Il retira son veston, laissant apparaître son holster et le Glock qu’on pouvait y voir. Il se pencha pour voir sur quoi elle travaillait. Il lut le nom qui se retrouvait dans l’en-tête et eut un nouveau rire réprimé : Michael Farenbold, probablement l’organisateur de fêtes illégales le plus stupide jamais rencontré. On le disait homme à femmes, mais ça c’était les gens payés par lui qui le disaient et Lip savait différencier une histoire véridique d’une autre en l’entendant. Après tout, les signaux corporels des mensonges lui avaient été appris dans son cursus militaire. Il ne pouvait s’empêcher de sourire malicieusement en sachant comment il pourrait embêter Kendall pour avoir une entrevue avec ce casse-pied. Et s’il voulait, il pourrait arranger un accident pour leur ami commun, si celui-ci avait quelque chose d’inapproprié. Pas mortel, bien entendu. Elle revint finalement pour lui passer une serviette et des vêtements de rechange. Il lui sourit, très amusé, quand elle lui demanda la raison de sa visite. Il prit un air faussement moqueur et déclara avec son ton sardonique habituel :

-C’est vrai que ta seule présence délicate ne peut suffire à une visite, hein.

Il prit les trucs qu’elle lui tendait avant de retirer son holster, puis son pantalon. Il prend le temps de mettre le nouveau pantalon et de l’attacher avant de retirer sa chemise, qui elle était plus mouillée. Il se sécha les cheveux vigoureusement avec la serviette, puis essuya son torse rapidement. Il jeta un coup d'oeil amusé dans la direction de Kendall qui le fixait et dit en enfilant la chemise à carreaux :

-Tu sais que c’est pas poli de fixer les gens ?

Il finit d’attacher les boutons de sa chemise tranquillement, écoutant distraitement les informations qui passaient alors que son regard était plus fixé vers sa belle hôte. L’odeur de cet endroit était terriblement confortable, c’était une belle maison. Voilà une des raisons pourquoi il aimerait vivre ici. À travers quelques autres qui lui venait en tête avec un sourire. Il finit pas retourner son attention vers Kendall avant de déposer son pistolet sur la table du salon. Il haussa les épaules et laissa échapper un :

-Désolé. Je me retiens pas de fumer quand je suis chez toi, mais pour Chicago ces temps-ci, il en faut un, un pistolet.

C’était l’excuse classique pour ne pas apparaître suspect. Il ne voulait pas qu’elle sache qu’il était dans un gang, mais encore moins qu’elle sache que deux inconnus la regardaient toute la journée pour s’assurer qu’elle n’ait pas de problèmes. Mais bon, devinant qu’elle voudrait sans doute une réponse à sa question et une vraie, il décida de lui en donner une à moitié vrai.

-Je voulais te voir, savoir si tu voulais essayer ma nouvelle recette de poulet à la portugaise. J’ai enfin fini de la concocter.

C’était naze, ouais, mais il était très bon menteur. Mais, même s’il savait qu’elle se douterait bien qu’il y avait plus que ça, il la connaissait assez pour savoir qu’elle serait touchée et qu’elle aimerait ça qu’il fasse à manger.

-À moins que tu ailles déjà manger avec Michael ?

Il sourit malicieusement



Kendall L. REAGANDetective
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Posté Lun 23 Jan - 19:59 par Kendall L. REAGAN
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Prologue:
 
Ou est notre jeunesse, elle passe et puis se fane

Phil. Rien qu’à entendre ce surnom on pouvait se douter que je n’étais pas comme tout le monde. Non, plutôt que je ne voulais ne pas être comme tout le monde. Je savais, parce qu’il me l’avait dit à de nombreuse reprises, que Phillip se faisait appeler Lip par ses amis. Lip… Quelle idée leurs était passé par l’esprit ? Quand on a un nom pareil, on se fait appeler Phil, pas Lip. Mais, quand bien même eux l’auraient appelé Phil, je l’aurais appelé Lip. Par simple esprit de contradiction. J’aimais bien avoir quelque chose d’unique aux yeux de la personne avec laquelle je parle, sauf si mon but est de le descendre, bien sûr. Je suis paradoxale, je sais.

Toujours est-il que j’ai souvent ce que je veux. Je regardais mon… Comment le nommé… Ami ? Plus. Mon amant peut être. Enfin bref. Je le regardais ôter ses vêtements et se sécher. Son corps était aussi musclé que lorsque je l’avais rencontré pour la première fois. Il n’était pas un bodybuilder, encore heureux, mais le résultat de ses années dans l’armée se distinguait particulièrement bien. Hormis quelques petites cicatrices ici ou là, rien n’avait changé. Je me gardais bien de lui faire remarquer qu’il s’était blessé, il aurait été capable de me répondre que s’était ses amantes effrénées qui lui avaient laissé des marques durant leurs ébats. Et je savais pertinemment qu’il n’y avait pas que ça. A cette pensée, un petit sourire naquit sur mes lèvres alors qu’il me signifiait que le fixer n’était pas ce qu’il y avait de plus poli. J’haussais un sourcil, moqueuse.

« Depuis quand es-tu devenu si prude cher Phil ? » le taquinais-je « Les honorables membres de l’armée américaine t’en auraient-ils fait voir de toutes les couleurs ? Et puis, tu ne me rends jamais visite pour le simple plaisir d’être en ma compagnie, je te signale… » murmurai-je en plongeant mon regard dans le sien.

Je riais. Un rire cristallin que je n’avais pas eu depuis un long moment. Il faut dire que depuis qu’il était parti, je n’avais pas eu le temps de rire. J’avais toujours mis fins à mes relations avant qu’elles n’aillent plus loin. Je ne voulais pas risquer la vie de simple gens pour une amourette. Pourtant, on pouvait lire une pointe d’amertume au fond de mes yeux. Quelque chose de rapide et de bref, qu’aucune personne normale n’aurait pu remarquer. Oui, il ne venait jamais pour échanger des mondanités, pour simplement passer un moment en ma compagnie. S’il était là, c’était parce qu’il avait besoin d’informations, comme toujours. Je savais pertinemment que notre relation était basée là-dessus mais, peut être avais-je espérer qu’il soit réellement venu pour passer un bon moment.

« Et pour ce qui est de la lessive, j’ai assez de place dans ma machine pour lancer tes vêtements. Et je te signale, môssieur, que je ne m’attendais pas à ta visite. Sinon j’aurais mis quelque chose de plus seyant. » ajoutai-je avec un mince sourire en coin.

J’attrapais ses vêtements humides et jetais un œil au Glock22 qu’il avait déposé sur la table basse à côté de mon début d’article. Beau modèle, mais la question était : Qu’est-ce que Phil fichait avec une arme de la police fédérale de Chicago ? C’était quand même assez dangereux… S’il était pris avec il risquait de se faire embarquer, même avec un port d’arme. J’ai déjà vu des flics embarquer une jeune femme simplement parce qu’elle avait une matraque identique à celle de la police dans son sac. Je soupirais lorsqu’il m’expliqua qu’avec le climat de Chicago en ce moment, c’était nécessaire.

« Je sais, j’ai un Lady Smith dans mon sac à main en permanence. » lui rétorquai-je en haussant les épaules.

Bon. Je n’avais pas qu’un Lady Smith. J’avais aussi un Colt Python 357 Magnum. Mais lui, c’était pour les missions. Comment ça je ne dois pas pouvoir m’en servir ? Je vous en prie. Je me suis exercé assez longtemps avec cette arme pour pouvoir la supporter et la manier avec aisance. Comme si j’étais née avec cette arme dans la main. Enfin, c’était un peu le cas si on pense que j’ai touché ma première arme à 7 ans. Et puis, il daigna enfin répondre à sa question. Enfin, si l’on pouvait appeler ça une réponse. Du poulet à la portugaise ? Je soupirais. Il pensait réellement que j’allais gober ça ? Si oui, c’est qu’il me prenait réellement pour une midinette de 17 ans prête à tout pour avoir un peu de son attention. Ce qui, entre nous, n’était absolument pas le cas. Je m’étais passé de lui pendant quatre ans sans me plaindre, je pourrais très bien me passer de lui maintenant. Enfin, je suppose.

« Si tu veux. Tu connais la maison. » lançais-je dans un haussement d’épaule. « Mais ne me parle pas de l’autre rigolo, il a passé son interview à me draguer ouvertement sans aucune classe que s’en devenait écœurant… » grognai-je en repensant à mon après-midi.

Je me dirigeais alors vers la salle de bain ou je balançais les vêtements dans le tambour de la machine à lavée. Poudre, adoucissant, détacheur, cycle d’une heure et demi. Je démarrais la lessive avant de le rejoindre dans la cuisine et de grimper sur le tabouret du comptoir, le regardant s’afférer.

« Tu es sûr que tu as tout ce qu’il te faut ? Je te préviens, je ne t’aide pas. J’suis fichue de tout faire cramer… » soupirai-je de lassitude.

Être nulle en cuisine était mon plus grand malheur lorsqu’on savait que mon père adoptif était tenancier d’un bar-restaurant et que ma mère était cuisinière dans un petit restaurant miteux. Je le regardais faire. Il semblait concentrer. Je croisais les bras sur le bar et enfouie mon visage dedans. J’étais fatiguée. Très fatiguée. Je n’avais pas dormie la nuit passée, une vieille femme aigrie avait voulu que je surveille son amant parce qu’elle pensait qu’il la trompait. Quand on pense qu’elle-même trompait son mari (qui ne devait pas être en laisse) et que l’amant en question avait la moitié de son âge, je ne m’étais même pas étonnée de le retrouver dans les bras d’une grande blonde platine comparable à Barbie.

Je m’assoupie alors sans le vouloir, laissant mon esprit vagabonder au pays des rêves. Désolée Phil, ce n’est pas que tu m’ennuie, au contraire, mais je suis réellement exténuée. J’espère seulement que tu me réveilleras pour dîner… ou même avant.


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Phillip BRADLEYThe Outfits
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Posté Jeu 26 Jan - 22:59 par Phillip BRADLEY
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Il pouvait voir qu’elle était fatiguée dès qu’il était entré, mais il était content de voir qu’elle avait l’air heureuse de le voir. C’était très égoïste de sa part, mais il aimait le fait d’être apprécier par les gens qu’il appréciait voir. Certes, c’était un égoïsme commun chez presque tous les êtres humains, mais c’était très exacerbé chez lui. Cependant, il pouvait détecter de l’amertume dans les yeux de la jeune femme. C’était une capacité innée chez lui, quelque chose qu’il avait même amélioré avec le temps. Il pouvait très facilement lire les gens. Kendall était quelqu’un de très dure à comprendre complètement, et il savait qu’il ne la connaissait pas en entier, mais il pouvait affirmer que quand elle était en sa compagnie, il savait très bien lire ce qu’elle ressentait dans son regard, car il l’avait vu dans presque toutes les situations : quand elle était heureuse de le voir, quand elle était taquine, quand elle était triste pour une raison extérieure ou quand elle était fâchée. Ah, la colère ! C’était très amusant et à la fois terrible de voir la journaliste explosée sous la colère retenue depuis un moment. Il se rappelait d’un épisode particulièrement savoureux où ils s’étaient tous les deux criés dessus pendant deux heures avant de s’arrêter brusquement. La suite est prévisible, alors il en fera l’économie de l’explication. Cependant, un sourire satisfait se glissa sur son visage en y repensant. Si la mettre en colère n’avait pas de répercussions graves, il le ferait plus souvent juste pour arriver à un résultat similaire. Bref, il avait saisi l’amertume, et vu ce qu’elle avait dit avant que cette lueur ne s’allume dans son regard, elle était amère du fait qu’il ne venait jamais la voir pour le plaisir de la voir. Cependant, rien n’aurait pu être plus éloigné de la vérité. Certes, il venait la voir quand il avait besoin d’informations : mais, cependant, cette recherche d’informations venait toujours de pair avec cette envie de la voir. Il ne couchait pas avec elle à toutes les fois qu’il venait pour avoir de l’information, c’était une distinction qu’il fallait faire. Il obtenait de l’information parce qu’ils étaient semblables. Il couchait avec elle parce qu’elle lui plaisait, étant drôle, jolie et intelligente. Il ne payait pas son information par une petite baise rapide. Il ne la considérait absolument pas comme une putain à ragots. Il n’aurait pas fait suivre, permettez-lui l’expression, un sac à foutre pour la protéger d’elle-même et de ses compatriotes. Mais tout ça, il ne l’avouerait jamais, telle était sa nature. Il laissa alors seulement échapper une faible excuse, qui traduisait tout ce qu’il pensait, mais qu’elle ne croirait pas venant de quelqu’un de malhonnête comme lui :

-Je te rends seulement visite pour le plaisir de te voir, tu le sais bien. Et puis, tu n’as pas besoin de mettre quelque chose de seyant pour être terriblement séduisante.

Il sourit avec charme et jeta un coup d’œil au joli derrière de son amante quand elle partit pour mettre la lessive dans la machine. Il eut un sourire appréciateur, puis se retourna pour faire à manger. Il entra dans la cuisine et sortit la multitude d’ingrédients. Oui, il avait vraiment une recette de poulet à la portugaise dans sa tête, même s’il l’avait sorti en excuse très vite. Un poulet de deux kilos, des gousses d’ail, paprika, poivre de cayenne, basilic, cumin, sel, poivre, huile, beurre, chouriço, du bouillon de poulet. Il versa quelques tasses de bouillon dans un gros plat qu’il trouva en dessous du comptoir dans un tiroir. Il ne comprenait pas trop pourquoi Kendall avait ce truc, elle qui ne cuisinerait même pas pour sauver sa vie, mais bon, il ne se plaignait pas. Il partit le four pour le faire réchauffer pendant que la jeune femme le regardait faire, se demandant sans doute s’il improvisait. Il ajouta au bouillon, le paprika, le poivre de cayenne, le basilic, le cumin, le sel et le poivre comme il le sentait, donc un peu à l’œil. Il hacha plusieurs gousses d’ail avec dextérité pour pouvoir les incorporer à ce qui constituait désormais le bouillon de cuisson. Il en trancha deux autres en un peu plus gros et les glissa sous la peau du poulet, pour garder la chair tendre même après la cuisson. Il mit le poulet dans le plat, l’arrosa de bouillon, réfléchit un peu, rajouta du sel et du poivre, mais ne mis pas d’huile. Il rajouta du paprika pour la couleur et finit le tout avec des gros morceaux de saucisse (le chouriço). Il ferma le plat avec son couvercle, le déposa dans le four et partit la minuterie pour 30 minutes.

Souriant, il se retourna vers la jeune femme, fier de son coup, avant de la voir effondrer sur la table, endormie. Il retint l’éclat de rire qui lui venait et qui l’aurait sans doute réveillée. Il l’observa avec un sourire plus attendri qu’amusé. Il la laissa dormir pendant encore une quinzaine de minutes, ne faisant que la regarder et s’assurer que rien ne brûlait. L’odeur de la maison, du repas et le silence confortable était vraiment plaisante. Bref, après avoir attendu, il fit le tour du comptoir et poussa discrètement les cheveux de la jeune femme loin de sa nuque. Il posa ses mains sur les hanches de son amante et donna deux baisers sur sa nuque, le long de sa colonne vertébrale.

-Une chance que je te connais, parce que sinon, j’aurais pu le prendre mal que tu dormes.

Dit-il avec un sourire dans la voix.



Kendall L. REAGANDetective
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Posté Dim 29 Jan - 4:01 par Kendall L. REAGAN
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On n’était pas à vendre mais on pouvait revendre des montagnes d’amitié

La maison de Kendall n’était pas très grande. Elle l’était suffisamment pour un couple, admettant un enfant en plus mais ça devenait rapidement trop étroit. La porte d’entrée donnait sur un petit hall très fin sur lequel débouchait un escalier menant à un étage. De chaque côté de l’escalier, on pouvait voir une arche et une porte. L’arche donnait sur un salon assez carré. Pas trop grand mais pas trop petit non plus. Au centre, une table basse, deux poufs et un canapé. Le tout de couleur crème. En face du sofa était disposé un meuble en bois vernis sur lequel reposait une télé toute simple en plastique noir. Une petite commode était posée juste à côté de l’arche. Dessus on y trouvait un pot à crayon, un bloc note, le téléphone fixe, une coupelle pour vider ses poches et une photo. Une photo d’une femme brune aux yeux d’un bleu océan. Une photo d’une femme morte bien trop tôt. Si vous lui poser la question, Kendall détournera habillement la conversation et passera à autre chose. Passons à ce que cache la porte. La porte dissimule une cuisine. Au centre, un plan de travail rectangulaire. Derrière, le frigo, les plaques électriques, le four et tout autre meuble de cuisine. Cette cuisine dissimule un secret. Kendall ne s’en sert jamais. Enfin, jamais de cuisine. Cet endroit dissimule des armes. Elles sont cachées par divers dispositifs connu seulement de la jeune femme. Revenons dans le hall. Sous l’escalier se cache un placard aménage pour être une penderie. Une machine à laver et un sèche-linge s’y cache. Quand on monte à l’étage, trois pièces s’y trouvent. A gauche tout de suite en sortant de l’escalier une petite salle de bain composée d’une grande baignoire-douche, d’un WC et d’un lavabo monté au-dessus d’une petite armoire ou elle range ses serviettes de bain et autre matériel de douche. Toujours à gauche mais au fond du couloir se trouve un petit bureau. La pièce est systématiquement fermée et elle ne supporte pas qu’on y entre. Ça pourrait vous faire penser à Barbe Bleu mais non, Kendall ne dissimule pas les corps de ses amants derrière cette porte. Juste une grande quantité de dossier. Surtout pour des articles mais il arrive aussi qu’elle travaille sur des enquêtes importantes et qu’elle conserve des documents importants et à l’agence et chez elle. La dernière pièce de la maison est sa chambre. Elle est très spacieuse et très lumineuse. Composée d’un grand lit deux places, de deux tables de nuit accordée au lit. L’ensemble des meubles de la chambre est une sorte de pack. Ils sont tous en bois noir, les poignées et autre motifs sont en fers et, pour finir, les draps sont aussi noirs avec des motifs floraux rouges sang. Les décorations sont plutôt simple, des tons surtout dans le noir et blanc ou beige et marron.

Et ce moment-là, c’est un peu à ça qu’elle rêvait, Kendall. Son subconscient entendait quelqu’un parler. Comme s’il récitait une recette de cuisine. Puis il se baladait dans la maison, visitant les pièces une à une. Et puis, elle s’arrêtait. Elle avait un rêve étrange. Les gens commençaient à défiler dans sa maison. Des gens qu’elle connaissait, qu’elle avait aperçue, qu’elle n’avait jamais vu. De la musique commença à retentir et elle frissonna. Quelque chose n’allait pas. Bientôt, le décor changea et elle se retrouva au beau milieu d’un endroit qu’elle avait déjà visité. La villa Farenbold. Un soupire passa alors ses lèvres. Un soupire de complaisance. Une douce chaleur avait envahie ses hanches et son cou. Elle ferma alors les yeux, quelques secondes.


Un souffle chaud sur ma nuque. J’ouvris doucement les yeux, cachant la lumière de ma main pour ne pas m’éblouir. Je me redressais alors, regardant ou j’étais. Ma cuisine. Une douce odeur s’élevait dans les airs et je me souvins. Le poulet à la portugaise, la visite de Phillip, l’interview de Farenbold. Je haïssais lorsque mon subconscient faisait ça, emmagasiner des infos inutiles et m’en faire rêver. Je déduis alors que la chaleur sur mes hanches n’était autre que les mains de Phil qui avait quelques instants auparavant murmurer quelques mots que je mis un peu de temps à retrouver. Je me mordis alors la lèvre avant de me tourner vers lui sur mon tabouret. Je passais mes bras autour de son cou et arborais un petit sourire en coin.

« Excuse-moi veux-tu, mon amant d’hier soir ne m’a pratiquement pas laisser dormir. Il fallait que je me rattrape un petit peu… »

Le rendre jaloux ? Impossible. Enfin, normalement. J’espérais simplement qu’il ne me prendrait pas pour une traînée. Je n’aimais pas ça non plus. C’était une crainte que j’avais toujours. J’aimais ressentir des choses, bien entendu, qui n’aimerait pas ça. Mais je ne supportais pas qu’on me prenne pour une trainée. On s’était méprit bien trop de fois, plus jamais ça. Je glissais ma tête dans son cou, fermant de nouveau les yeux, soupirant doucement.

« Quand as-tu eu le temps de modifier ta recette ? Qu’est ce qui à changer par rapport à la dernière fois ? » murmurai-je alors en caressant doucement ses cheveux du bout des doigts.


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Posté Lun 30 Jan - 5:16 par Phillip BRADLEY
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Elle se réveilla peu à peu après qu’il l’est embrassé sur la nuque, son petit air ébloui le faisant ricaner doucement. Il n’avait pas souvent l’occasion de la regarder se réveiller, leur habitude de sommeil étant très différente et très irrégulière. Quand il restait dormir chez elle, soit il se levait avant elle pour lui faire à déjeuner, soit elle se levait avant lui pour attendre qu’il lui fasse un bon déjeuner, et pas des céréales. Il n’avait pas du tout le réflexe de rester au lit pour attendre de la voir se réveiller. C’était quelque chose qui dévoilait un niveau d’affection dont il n’était pas vraiment capable de faire preuve et qu’il ne préférait ne pas montrer s’il le pouvait, la jeune femme ne traînant avec lui que parce que ce n’était pas sérieux. Il avait vu chez elle le genre de réflexe qu’on voyait chez ceux qui ne voulaient pas s’engager. Quel que soit la raison, et il en avait une bonne idée, il ne pousserait pas le bouchon. Ce n’était pas comme si ça lui était difficile. Il avait vécu toute sa vie sans relations sérieuses, il était parfaitement capable de continuer. Cependant, il ne pouvait dénier que la jeune femme lui plaisait plus que les femmes qui lui tombaient habituellement sous la main pour un soir. Et c’est pour ça qu’il continuait de revenir depuis son retour, il y a deux ans maintenant.


Toujours souriant moqueusement, il la regarda se mordre la lèvre inférieure avec un petit air fatigué qu’on pourrait seulement qualifier de « mignon ». Elle se tourna finalement vers lui, encore un peu groggy de sommeil, avec un petit sourire moqueur faisant parfaitement miroir au sien. Les bras de la jeune femme se glissèrent autour de son cou, les connectant un peu plus, pendant que ses mains sur les hanches de Kendall se posaient sur le bas de son dos. Elle le nargua un peu, mais il ne le prit pas trop au sérieux, pouvant voir dans le mouvement de ses yeux qu’elle mentait. Et même si elle avait dit la vérité, ce qui était possible avec elle, il n’avait pas d’affaire à s’en insulter. Après tout, elle n’était pas sa propriété. Il savait qu’elle se moquait un peu de lui et il décida de continuer sur sa lancée.

-Quel novice alors, cet amant ! Il n’a pas compris qu’il faut te ménager et étendre le plaisir sur plus longtemps !

Il eut un sourire éclatant, très charmeur, qui pouvait même apparaître coquin. Il ne pouvait pas l’accuser de coucher avec beaucoup de personnes différentes, car il était probablement pire. Donc si la traînée, c’était l’un des deux, ça serait probablement lui. Il eut un ricanement à cette pensée avant de sentir la tête de son amie se lover contre le creux de son cou, la joue de la jeune femme prenant place le long de sa clavicule. Il pouvait sentir son souffle chaud contre son épaule. Sa main caressait alors inconsciemment le bas du dos de la jeune femme. Elle lui posa une question bien innocente et il semblait présentement que rien d’autre n’existait à part les deux jeunes gens.

-Je modifie toujours mes recettes, sinon, elles se ressemblent trop à mon goût. Celle-là, j’ai mis plus d’ail parce que je crois que tu es un vampire. Un très joli monstre.

Il mit une main sous le menton de la jeune femme et lui releva la tête, alors qu’elle commençait sans doute à vouloir répondre. Elle était comme ça après tout, la langue aussi bien pendue que la sienne. Sa répartie était sans doute très bonne, mais il l’arrêta net en l’embrassant fermement sur les lèvres. Sa main empêchait la jeune femme de reculer et ses lèvres bougeaient contre celle de Kendall dans un ballet très sophistiqué. Le petit goût de sucre et de café était délicieux sur ses lèvres et il sourit un peu dans son baiser. De longues secondes passèrent comme des minutes, alors que la main toujours sur le bas du dos de la jeune femme glissa tranquillement vers le haut des fesses de la journaliste. Tout semblait parfait quand la minuterie du four sonna, le surprenant et le faisant reculer la tête, son mécontentement apparaissant brièvement sur son visage. Il se recula avec un air dépité et déclara avec un rire jaune dans la voix.

-C’est bien la première fois dans ma vie que manger me semble si peu désirable !

Il marcha tranquillement jusqu’à l’autre côté du plan de travail, se demandant bien ce que pouvait avoir l’air Kendall en ce moment, car il était dos à lui. Il prit les mitaines de four, très peu féminine, ayant probablement été acheté pour les prêter à ceux qui lui feraient la cuisine. Il sortit le grand chaudron du four et le posa sur un sous-pas préalablement disposé. Il soupira et jeta un œil à la jeune femme qui semblait saliver. Il retirale couvercle et le parfum de la bouffe empli ses narines.

-Poulet à la portugaise, façon Phillip. Tu veux essayer ?




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Posté Lun 30 Jan - 17:51 par Kendall L. REAGAN
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Prologue:
 
Je vous dirais mes cris jusqu’aux plus imbéciles.

Il y a quelque chose que je n’ai pas tellement le droit de faire. Pas une règle du métier ou quoi que ce soit du même acabit, non, une règle que je me suis fixée à moi-même. J’évite de m’attacher. C’est quelque chose d’assez dur pour moi puisque je suis quelqu’un de plus sociale à la base. Mais j’ai tellement peur d’être découverte un jour que je préfère m’éloigner. J’ai peur pour ceux que j’aime, je ne devrais même pas avoir le droit d’aimer. Je mets les gens en danger alors qu’ils n’ont rien demandé. Je m’emmêle et mes explications ne sont pas claires, je le sais bien, mais je n’y peux rien. Dès que je commence à penser à ça, je deviens d’une humeur maussade et mes idées s’embrouillent. Le fait est que j’ai peur de blesser ceux que j’aime à cause de Plume.

Plume. Pourquoi je me suis lancé là-dedans déjà ? Ah oui, ma mère. J’en voudrais toujours aux gangs qui m’ont enlevé, aux gangs qui l’ont tuée. Elle n’avait rien fait pour mériter ça, elle avait toujours été réglo… Quand je l’avais vu pour la première fois, une joie immense s’était instaurée en moi. J’avais envie de la serrer contre moi, j’avais envie de l’embrasser et de la garder près de moi pour toujours. J’avais aperçu dans son regard, la lueur de bonheur qui était apparue quand elle m’avait vu. Pour sûr, elle m’avait reconnue, après tout, j’avais ses yeux. Mais je n’avais pas pu ouvrir la bouche. Tout avait été très vite, une balle tirée, même si j’avais sauté sur elle pour la faire se coucher mais j’avais réagis trop tard, elle était morte avant même que je n’ai pu appeler les secours. La police prit ma déposition mais je savais qu’ils ne feraient rien de concluant. Alors j’ai chassé cet homme, celui qui l’a tuée. J’ai son visage en tête, son nom quelque part aussi. Mais je ne peux rien faire maintenant, je n’ai pas la force que lui peut avoir. Je ne suis pas tellement discrète et je ne sens pas lorsqu’on me suit. Je suis observatrice, certes, mais je suis loin d’être la meilleure et tant que je ne le serais pas, il est inutile de le poursuivre.

Si je restais encore près de Phil, c’est simplement parce que je le savais capable de se protéger. Après tout, il avait fait l’armée. Il avait un minimum de connaissance dans le domaine. Je lui faisais suffisamment confiance pour ça. C’est ainsi qu’un mince sourire naquis sur mes lèvres alors que j’humais doucement son odeur. La sienne m’apaisait et j’aimais m’y plonger. Puis il me répondit, descendant mine de rien mon amant qui, entre nous, n’avais pas existé. Puis il me parla de vampire. Je vous avouerais que je n’ai pas tellement compris le pourquoi du comment mais ça ne plaisait pas tellement. Alors que je reculais pour le sermonner gentiment, je sentis ses lèvres se poser sur les miennes. Tricheur. Je souris quand même contre ses lèvres et allait approfondir le baiser lorsque la minuterie émit un tintement strident qui me donna des frissons. Je grognais alors qu’il s’éloignait pour retourner en cuisine et je fis pivoter le tabouret pour le regarder faire. J’avais ris de sa remarque, c’était quelque peu mon cas aussi, sauf que je mangeais tellement peu en ce moment que ça n’aurait pas été la première fois. Mais l’odeur de la nourriture qui emplissait la pièce était délicieuse et je mourrais d’envie d’en manger au moins un morceau. J’hochais la tête en guise de réponse à sa question et me levais pour aller mettre la table lorsque le téléphone sonna. Qui pouvait bien appeler à une heure pareille ? D’habitude, le seul qui le faisait était l’énergumène qui se trouvait dans ma cuisine… Je lui lançais un petit sourire désolée et vint brièvement embrasser sa joue.

« Désolée, je vais prendre dans le salon, je reviens. »

Je quittais alors la cuisine pour l’air, bien plus frais, du salon, coupant la télévision qui était restée allumée jusqu’ici en allumant la radio à un volume assez faible pour ne pas gêner ma conversation. Je souris en entendant le Boléro de Ravel, c’était la musique favorite d’Erwan. Je finis quand même par décrocher.

« Allô ? »
« Bonsoir Miss Reagan. »

Un grimace apparu sur mes lèvres lorsque je reconnu la voix. Farenbold. Qu’est-ce qu’il voulait encore celui-là ?

« Bonsoir, à qui ai-je l’honneur ? » soufflai-je alors d’un air las

J’avais totalement deviné mais il était hors de question de lui faire croire que je me souvenais de lui. Il n’était qu’un nuisible sur une photo de bord de mer.

« Michael. »
« Qui ? »
« Farenbold… ? »

Je semblais, l’agacer et cela m’amusait franchement. Un fin sourire naquit sur les lèvres et je lâchais un petit « ah » déçu. Il sembla également s’en rendre compte puisque je sentis sa voix devenir un peu plus glaciale.

« Je vous appelais pour vous inviter à dîner… » Mon sourire se fana. « … Puisque nous n’avons pas pu terminer correctement ce que nous avions commencé aujourd’hui… » mes sourcils se froncèrent « … Je pensais qu’on pourrait se retrouver dans un petit restaurant, en tête à tête, pour terminer tout ça. »

Joke. Il pensait réellement que j’allais lui tomber dans les bras ? Non mais… Qu’est-ce qu’il n’avait pas compris dans « mon conjoint doit m’attendre ? ». Je pris une voix plutôt calme pour lui exposé mon point de vu.

« Monsieur Farenbold, je vous rappelle que je suis déjà en couple. Qui plus est, mon petit-ami est plutôt du genre à ne pas aimer qu’on drague sa femme. Je vous prierais donc de cesser de m’importuner. Je ne sais pas où vous avez eu ce numéro mais c’est une information confidentielle alors oubliez le. » lâchai-je finalement d’un ton sec.
« Je me fiche de votre petit ami Miss Reagan. Je vous veux, je vous aurais. » cracha-t-il alors que je levais les yeux au ciel.
« Mais bien sûr. Écoutez, vous ne savez pas à qui vous vous frottez, alors je pense que vous devriez revoir vos priorité. Allez enquiquiner une des midinettes qui vous cour après mais fichez moi la paix. » soupirai-je avant de raccrocher le téléphone.

Je repris ma respiration, les deux mains posées sur le meuble d’entrée. Pourquoi s’obstinait-il… Ça m’agaçait réellement. Je collais un sourire de circonstance sur mes lèvres et je retournais en cuisine rejoindre Phil. Je posais une main sur son épaule et me mis sur la pointe des pieds pour jeter un œil au plat, me passant la langue sur les lèvres, avant de commencer à mettre la table.

« Excuse-moi. » soufflai-je finalement en posant les assiettes « J’espère que ça va être bon Mr. Sinon c’est toi que je vais manger » tentais-je de plaisanter sans grande conviction.

Je savais que je pourrais venir à bout de Farenbold seule, mais j’avais quand même peur de le sous-estimer. J’espérais quand même qu’il ne ferait pas de connerie…


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Posté Lun 30 Jan - 19:37 par Phillip BRADLEY
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Elle hocha sa jolie tête pour accepter son offre et il faillit se moquer d’elle en lui disant qu’elle pouvait parler comme un être humain. Mais il pouvait voir que la jeune femme était en train de réfléchir à quelque chose qui la chamboulait, donc, il ne poussa pas sa chance et commença à faire les portions pour les assiettes. Cependant, il fut interrompu par la sonnerie du téléphone. Surprenant que quelqu’un appelle à cette heure. La même réflexion sembla se former dans la tête de son amante et sembla un peu dépité. Elle lui fit un petit sourire qui voulait dire : « Désolé, je veux pas répondre mais moi j’ai des manières » à lequel il eut un sourire moqueur, avant qu’elle ne vienne l’embrasser délicatement sur la joue. Il effleura doucement le bas de son dos avant qu’elle s’en aille. Leurs interactions entre eux étaient très proches. Il savait qu’il n’était pas son meilleur ami, ni son seul amant, mais il pouvait deviner que rare étaient les gens à qui elle permettait autant de familiarité. Le dernier dont il avait entendu parler, c’était ce civil… Quelqu’un de parfaitement normal qu’elle avait fini par laisser et s’éloigner, probablement par peur de s’engager. Qu’importe à Lip ce qu’elle faisait avec ses copains ! Tant qu’elle ne se recroquevillait pas loin de lui pour le priver de ses informations…et de sa compagnie. Sa compagnie qui lui profitait bien plus que lesdites informations, ce qu’il ne dirait jamais à voix haute. Elle décida d’aller au salon pour prendre le téléphone, pour être tranquille. C’est dommage, mais Phil ne pouvait se retenir de tout savoir. Il finit de faire les assiettes et les laissa en plan pour aller tendre l’oreille et écouter la conversation. Il était assez loin, pour ne pas qu’elle le voit, donc il entendait un peu moins bien, mais il pouvait comprendre l’idée générale. Il prit alors le risque de se rapprocher pour mieux comprendre. Après tout, il était très discret sauf quand ce n’était pas nécessaire. Il l’entendit mettre le boléro de Ravel à la radio et il sourit. Elle avait du goût.

L’air las qu’elle utilisa pour demander qui c’était la trahissait déjà. Elle avait déjà deviné de qui il s’agissait mais elle ne voulait pas parler à cette personne. Instinctivement, il repensa à sa tête quand elle parlait de son interview et il paria que c’était Farenbold qui rappelait. La question était de savoir pourquoi il appelait. Elle confirma son assomption en le nommant prénom et nom. Il eut une longue pause où il assuma que le crétin lui proposait quelque chose. Il était littéralement pendu aux bouts des lèvres de cet idiot pour savoir qu’est-ce qu’il demandait à la jeune femme qui était son amante. La réponse de Kendall le fit légèrement sursauter au départ. Elle était en couple ? Il n’avait pas vu de signe chez elle et ses hommes n’avaient pas fait rapport d’une telle relation. La seconde phrase arrêta son raisonnement. Elle se servait d’une excuse. Kendall n’aurait jamais laissé un homme la protéger comme ça et surtout pas un jaloux. C’était contre nature chez elle. Pourquoi croyez-vous que le jeune homme la faisait suivre discrètement et ne faisait jamais venir ses avertissements par des gens qu’elle connaissait ? La troisième phrase, quant à elle, le laissa froid et les sourcils froncés. L’idiot de première classe importunait la jeune femme ? L’idée de l’accident revint rapidement en tête. Il y réfléchirait encore un peu. Ça sembla continuer et Kendall perdit patience en l’envoyant valser sans le moindre tact. Il sourit un peu en l’écoutant, avant d’entendre le téléphone se raccrocher. Il retourna vite à côté du chaudron et finit la mise en place. Quand elle revint dans la cuisine avec son faux sourire, il se mordit légèrement la lèvre. Elle regarda avec appétit le repas et finit de poser la table avec les assiettes. Elle plaisanta légèrement et il reprit la plaisanterie pour alléger son humeur

-Dans ce cas, j’espère que ça sera mauvais !

Dit-il avec un clin d’œil pervers. Il espérait que ça la ferait sourire pour vrai. Il la laissa s’asseoir et l’embrassa sur le front avant de s’excuser une minute pour aller à la salle de bain. Il lui dit de commencer sans lui, pour qu’elle puisse décider si elle le mangeait lui ou le poulet avant qu’il ne revienne. Il partit alors tranquillement vers les toilettes en sifflotant. Il monta les escaliers en sortant son cellulaire sans un bruit et appela à un numéro enregistré dans son carnet d’adresse. Après deux coups de sonnerie, l’appelé répondit et la seule chose qu’il entendit fut un plan résumé très vite. Un plan humiliant pour une certaine personne. Pour ne pas gâcher la surprise, la seule chose que vous entendrez, c’est la conclusion.

« Ears vous envoie ses salutations les plus distinguées et suggère que vous quittiez le pays. Sinon, qui sait où pourrait se retrouver les dossiers à votre sujet»

Dans moins de 48 heures, Farenbold serait parti de Chicago. Lip sourit avec satisfaction en raccrochant. Le journal de demain raconterait le reste. Il redescendit et vint déposer à nouveau un baiser sur sa nuque et murmura à son oreille :

-Verdict ? Dois-je craindre que tu ne me manges ?






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Posté Lun 30 Jan - 21:32 par Kendall L. REAGAN
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Puisque là-bas vous êtes ses amis, asseyez-vous et parlez-moi de lui

Je soupirai lourdement en se réinstallant au comptoir. Je n’accordai qu’un simple sourire à Phillip lorsqu’il déposa son assiette devant moi et répondis à ma remarque sur le même ton. Je ne l’entendis même pas partir vers les toilettes. J’avais peur. Farenbold Senior était un homme important, quelqu’un de puissant et qui avait très certainement des contacts encore plus haut placé chez qui il pouvait aller faire des demandes plus ou moins légales. Je réfléchissais à toute allure en cherchant à savoir s’il faisait plus ou moins partit d’un gang. Son nom ferait plus penser aux North Sider avec des consonances anglophones mais dans un pays comme les états unis, ça n’était pas la preuve d’appartenance à un gang. Il fallait absolument que je fasse des recherches sur l’homme en question. J’attrapais alors mon portable et envoyait un sms à jade comme je le faisais toujours dans ces moments-là. Jade était très importante pour moi, elle était en même temps ma meilleure amie, ma confidente, ma secrétaire et ma plus grande crainte. Oui, ma plus grande crainte, j’avais peur pour elle tous les jours. Elle connaissait tellement de chose sur moi, sur Plume, que n’importe qui pourrait l’enlever sans crier gare. Je tentais de la protéger du mieux que je pouvais mais je ne pouvais pas toujours être près d’elle et ça me faisait peur. Bref, mon sms fut bref. « Recherche sur Farenbold, senior et junior. STP, Urgent. Je te laisse, P est à la maison. J’espère que tu vas toujours bien. Bises » Je n’aimais pas tellement m’étendre sur les sentiments ou les salutations mais il en fallait quand même un minimum, pour rester polie. La réponse ne se fit pas attendre « Noté, t’auras ca demain. Amuse-toi bien ;) ». Sa dernière phrase m’arracha un petit sourire en coin et je reportais mon regard sur mon assiette sans pour autant la toucher. Je voulais attendre Phillip, ça aussi c’était une marque de politesse.

Si Farenbold était dangereux, qui sait ce qu’il pourrait faire ? Après tout, ce type d’homme borné n’était pas inoffensif. Il fallait que je rééquipe tous mes vêtements de traceur GPS pour qu’Harvey et Jade puissent me retrouver si jamais j’avais un problème. Ce genre de situation m’agaçait particulièrement. Il valait mieux prévenir que guérir mais je ne supportais pas les regards d’Harvey qui me disait « je te le dis, tu as besoin d’un homme, c’est tout » et les sourire de Jade qui ne faisaient que confirmer les dires de mon ami d’enfance. Je ne supporte pas qu’on risque sa vie pour moi, est-ce si compliqué à assimilé ? J’ai cet avantage avec Phillip. On parle, on s’amuse, on mange, on sort (de temps en temps) mais je n’ai pas d’attache. Je sais qu’il ne se lancera pas à ma poursuite si jamais j’étais en danger et que, par conséquent, il ne risquera pas sa vie pour moi. Du moins, il ne l’aurait pas fait il y a quatre ans. J’espère qu’il ne s’est pas adoucit avec le temps, sinon ce serait problématique.

J’étais tellement absorbée par mes réflexions que je n’entendis pas la porte des toilettes s’ouvrir et se refermer, que je n’entendis pas le grincement des marches du vieil escalier en bois qui menait à l’étage. Je n’entendis pas non plus ses pas sur le carrelage. La seule chose qui me fit sortir de mes pensées, se fut la chaleur de ses lèvres sur ma peau. J’eus un sursaut et je clignais des yeux quelques secondes avant de me remettre de mes « émotions ».

« Oh… euh je n’ai pas commencé, désolée. » soufflai-je en baissant les yeux.

Cet appel m’avait mis le moral à zéro… Et je n’aimais pas être comme ça. Je me levais alors, allant vers l’évier ou je me plongeais la tête sous l’eau froide. Phil devait me prendre pour une demeuré et ne tarderait pas à appeler l’hôpital psychiatrique mais tant pis, j’avais besoin de ça. J’attrapais d’une main un torchon propre dans le tiroir à côté de l’évier et éteignis l’eau. Je laissais les gouttes tombées quelques secondes avant de m’essuyer le visage et les cheveux en soupirant doucement. J’avais envie de hurler mais si je le faisais maintenant, ce serait un aller direct pour Saint Anne. Une fois que j’eus l’air à peu près sèche, je plaquais un sourire sur mes lèvres et lançais un petit sourire désolé à Phillip.

« Excuse-moi, je suis un peu ailleurs. » soufflais-je en reprenant ma place. « Goutons alors ce plat qui portera l’avenir de ta vie sur ses épaules. » plaisantais-je gentiment en prenant ma fourchette.

Je commençais donc à manger le plat, savourant chaque sensation nouvelle, chaque goût plus ou moins prononcé. C’était bon, j’aimais bien ça. Et même s’il disait avoir rajouté de l’ail, je ne le sentais pas plus. J’avais gardé un visage impassible en mangeant, histoire de le faire languir un peu. J’avais pris tout mon temps et avait terminé mon assiette avant de me tourner vers lui pour lui sourire doucement.

« C’était délicieux Phil. Je t’aurais bien demandé ta recette mais à moins de foutre le feu chez moi, je vais éviter d’approcher des plaques électriques. » soufflai-je doucement. « Mais je te propose de prendre le désert un peu plus tard » murmurai je en riant doucement.

Je me levais pour débarrasser, glissant rapidement les deux couverts dans le lave-vaisselle, je sortie deux verres à vin et m’installais face à lui, tirant mon tabouret de l’autre côté du comptoir. Une fois assise, je débouchais la bouteille et remplie les deux verres à moitié.

« Si on passait à ce que tu es venu me demander… » soufflai-je.

Alors qu’il semblait ouvrir la bouche pour répliquer, je posais un doigt sur ses lèvres, un sourire accroché au coin des lèvres.

« Pas à moi Phil, si tu es là c’est que tu as des questions à poser. Alors je t’écoute. »


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Posté Lun 30 Jan - 22:53 par Phillip BRADLEY
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Farenbold était un homme puissant, c’était sans contredit. Sans aucun doute, Senior était plus dangereux que junior, mais Phillip travaillait avec une équation très peu connue. L’homme le plus grand du monde n’était qu’une cible plus grande, et les faiblesses n’étaient que plus nombreuses. Si la majorité d’entre elles n’étaient pas dangereuses pour le dit géant, une minorité pouvait être suffisante pour le faire tomber ou le faire fuir. C’est pourquoi Lip n’avait pas peur de quelqu’un comme Farenbold. Le pouvoir réside là où les hommes croient qu’il réside. Ce n’est qu’un tour de passe-passe, une ombre sur le mur. Et même les plus petits pouvaient créer des ombres plus grandes que celles des géants. Et le dernier avantage d’attaquer des géants, c’est qu’ils ont une tendance à la paranoïa exacerbée, donc dès qu’ils sentent le roussi, ils font exactement ce qu’on veut qu’ils fassent. Il avait déjà testé sa théorie avec le corps de généraux de l’armée américaine, et il en était sorti avec succès. Si on ne connaissait pas son visage en plus et qu’il avait des sous-fifres pour se salir les mains à sa place, il ne pouvait pas rater son coup. Et comme il avait déjà l’information importante qui était le point faible névralgique du jeune, le père s’y pliera aussi. Comme cela impliquait la police, il ne fallait surtout pour eux que l’information ne soit révélée. Ears les avait tous les deux sinon.

Il pouvait cependant voir que l’appel avait choqué la jeune femme et lui avait fait à la limite peur. C’était ce qu’il détestait à propos de ce qu’il faisait présentement. Ears récolterait le crédit de ce que Lip avait imaginé. Et il ne pouvait pas rassurer la jeune femme sans se dévoiler, ce qui était hors de question. Elle avait sursauté quand il l’avait embrassé, comme si elle ne l’avait pas remarqué partir. Elle réfléchissait sans doute à comment utiliser ses contacts pour se protéger. Au moins, elle avait le réflexe de prudence nécessaire pour survivre à la vie de journaliste dans une ville de gangster. Mais elle n’était pas encore assez protégée, les protections l’entourant étant trop légales, comme Harvey. La défense de Kendall était complétée par le côté plus illégal de Phillip, qui devait éviter que Kendall et Harvey ne remarque son petit manège, car ils se mettraient à la recherche de ce Ears, et il ne pourrait plus venir ici à la légère. C’était quelque chose qu’il se refusait. Elle lui déclara alors qu’elle n’avait pas commencé, ce qu’il avait bien vu. Ensuite, elle se précipita à l’évier pour se verser de l’eau sur la tête, sous le regard attentif du gangster. Encore le faux sourire.

Je vois bien cela…

Il commença à manger en la regardant tranquillement. Il ne pouvait rien y faire à cet état-là. Il ne pouvait pas la faire arrêter de penser à sa sécurité, et à celle des gens qui lui étaient chers, en lui parlant du coup de fil. Il ne la ferait sans doute que s’inquiéter plus. Autant essayer de la distraire d’une autre façon et la réjouir demain matin en voyant le résultat de son coup de fil à lui. Elle faisait exprès de lui cacher comment elle trouvait le plat en étant impassible, ce qui le fit rire discrètement. Quand elle exposa finalement son opinion quant au plat, il ne put se retenir d’afficher un sourire qui laissait entendre qu’il avait été certain du résultat. Kendall était une nouille de la cuisine, elle ne pouvait qu’apprécier des repas plus développés que du poulet rôti acheté dans une rôtisserie. Il avait pourtant envie du dessert maintenant, et ce dessert dans sa tête, c’était Kendall elle-même. Mais elle n’avait pas envie de dessert maintenant, apparemment. Elle sortit du vin et il devina qu’elle allait lui parler des affaires. Il n’avait pas envie de parler de cela…De quoi la faire se sentir encore plus mal qu’elle ne l’était présentement. Et ainsi vint la phrase fatidique qu’il voulut nier rapidement, seulement pour être arrêté par le doigt de Kendall sur ses lèvres. Elle le connaissait trop, ce n’était pas bon signe. Elle pouvait deviner quand il voulait parler…

D’accord, on fait comme tu veux, mais j’ai une condition. Si je te pose ma ou mes questions, je ne veux pas que tu demandes pourquoi je veux savoir. J’étais venu ici sans idée particulière à te demander et là, tu me forces à te poser des questions. Mes visites ne sont pas que mercantiles dans mon esprit.

Bon, un petit mensonge par-ci par-là, ce n’était pas si grave. Il était venu pour ça, mais il y avait toujours plus avec Kendall. Des fois, Phillip avait quelque pensées automutilatrices et c’était ce genre de moments. Il se sentit brièvement mal de mentir à la jeune femme et de profiter de sa gentillesse, avant de reprendre le contrôle et de se rationaliser le point. S’il trouvait les enfants avant elle, il ne ferait qu’aider la police et donc, ses amis par extension. Il ne pouvait pas lui dire que c’était parce que l’Outfit cherchait à se faire disculper et qu’il l’avait mis sur le travail de résoudre le problème.

Je veux des renseignements sur l’affaire de kidnapping d’enfants. Une rumeur que tu aurais entendue, quelque chose, n’importe quoi pour commencer quelque part.

Il la regarda dans les yeux, son regard vide de moquerie et plein d’attention. Son regard de militaire plongeait dans celui de la journaliste pour une des rares fois depuis son retour. Il se jura dans sa tête qu’il la ferait payer de l’avoir forcé à lui poser ses questions. Il se vengerait au « dessert »…



Kendall L. REAGANDetective
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Posté Mar 31 Jan - 0:23 par Kendall L. REAGAN
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Prologue:
 
J’aimerais balayer d’un revers les mots qui laissent un goût amer

Depuis plusieurs semaines, Plume avait été engagée par une femme pour qu’elle cherche qui était cette personne ignoble qui s’en prenait aux enfants. Je n’avais pas voulu m’impliquer plus que ça dans l’affaire, mon propre passé remontait une nouvelle fois à la surface et je ne voulais pas y penser. Je voulais oublier et avancer. C’était terminé pour le moment. Je ne pouvais rien faire. Longtemps j’avais pensé au meurtrier de ma mère. Je m’étais demandé s’il avait quelque chose à voir avec ça mais je n’étais pas certaine que ce soit lui qui m’ais enlevée alors que je n’étais encore qu’un bébé. Comment le savoir d’ailleurs, jamais je n’avais retrouvé mes ravisseurs.

Mais, depuis plusieurs jours déjà, de nouvelles rumeurs se propageaient. Il y aurait eu un autre enlèvement. Maxime Collingthon, petit garçon de 7 ans qui jouait sagement dans un parc sous les yeux bienveillant de sa mère. Il avait suffi qu’un groupe d’écolier passe devant elle pour que l’enfant soit enlevé. Elle l’avait cherché partout avant de se rendre au commissariat, posant une plainte qui venait s’ajouter à celle de Carmella Aquila. Harvey n’était pas spécialement sur l’enquête mais il entendait des noms par ci par là. Ceux qui revenaient souvent étaient ceux de Capone et de Moran. Mais je n’y croyais pas. Pourquoi les chefs des gangs les plus puissants de Chicago s’abaisseraient à kidnapper des enfants inoffensifs ? Ils n’étaient pas en manque de fonds et ça n’apportait rien d’autre. De plus, l’enlèvement de Maxime s’était révélé totalement différent des autres. On avait demandé une rançon pour le petit garçon, une rançon qui avait malheureusement réduit les parents à la ruine. Une association se battait pour qu’ils soient remboursés par l’état mais je n’étais pas certaines que ça apporterait grand-chose.

Avant de lui parler de tout ça, je lâchais un « menteur » amusé qui lui confirmerait que je ne croyais absolument pas qu’il était venu sans avoir de question derrière la tête. Je bu une gorgée de vin et jouais ensuite avec le bord du pied et plongeais mon regard dans le liquide bordeaux de la boisson. J’entrepris de lui faire part de mes soupçons, de mes craintes, des ragots qui passaient au journal ou au commissariat. Les uns après les autres. Je m’arrêtais finalement sur mon expérience personnelle.

« Il y a aussi… Hern Dartek. » soufflai-je finalement en posant mon coup sur ma main, le coude posé sur la table, l’autre main jouant maintenant avec le cercle du verre. « C’est un tireur à gage, il a tué plusieurs femme pour de l’argent. Je ne sais pas s’il a un lien avec les enlèvements mais on ne sait jamais. Sinon j’ai récolté des informations sur tous les personnages plus ou moins important de cette ville. Moran, Capone, Wheeler, O’Connor, Stefield, Senesie, Jonhson… Kerian. » soupirai-je finalement.

Parler de Shay me donnait toujours une boule dans la gorge. Je ne voulais plus y penser non plus mais comment éviter quelqu’un comme ça. On ne peut pas.

« Les dossiers sont au journal par contre. Tu pourras passer les consulter si tu veux. J’ai évincé plusieurs dossiers tels que Kerian, O’Connor, Moran et Capone. Mais les autres n’ont pas tellement de raison non plus. Ou du moins à première vue. Les documents contiennent les relevés téléphoniques, les CV, les documents d’identité et les dossiers médicaux. »

Je terminais mon verre et l’écartais pour poser mon menton sur mes deux poignets, les coudes toujours posés sur la table. Je scrutais son regard, son visage. Il était beau, bien entendu. Je crois bien que je dois avoir un faible pour les roux après tout. Un fin sourire apparu sur mes lèvres lorsque j’y pensais et je chassais alors ces idées de mon esprit, la discussion était sérieuse.

« Et toi, qu’as-tu donc à m’apprendre ? »

Mon but premier n’était pas d’accroitre la popularité de Plume ou bien de résoudre l’affaire en première, non, mon but était de mettre ces enfoirés en taule, et rapidement. Plume ferait bien e se calmer un peu. A force de résoudre des affaires médiatisées, j’allais finir par me faire chopper. Mais je ne supportais pas qu’on s’en prenne aux enfants. Jamais. Ces êtres n’ont pas demandés à être sur cette terre alors qu’on leur fiche au moins la paix. Je soupirais alors et rangeait les deux verres maintenant vide avant de retourner au salon, l’invitant à me rejoindre d’un geste de la main. Je rangeais un peu mon dossier sur Farenbold et je me laissais tomber, avec le peu de grâce qui pouvait me rester, sur le canapé. Je ramenais mes jambes sous mes fesses et lui désigna la place à côté de moi pour qu’il s’installe, attendant alors patiemment qu’il me donne à son tour ses informations.


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Phillip BRADLEYThe Outfits
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Posté Mer 1 Fév - 5:28 par Phillip BRADLEY
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Spoiler:
 
Évidemment qu’elle avait deviné qu’il mentait, c’était si évident ! C’est ce qu’il aurait dû se dire non ? À ce moment, il se maudit soi-même. Elle était capable de voir quand il mentait ! Ce n’était pas bon du tout ! Il passait définitivement trop de temps avec elle pour qu’elle soit capable de déterminer quelque chose dans lequel il était particulièrement doué. Après tout, quand on ne le connait pas, on ne peut pas trahir d’informations importantes. Il devait cependant se rendre à l’évidence qui s’offrait à lui : Kendall le connaissait suffisamment pour être un danger si elle se retournait contre lui. La partie rationnelle de son cerveau l’avertissait dans son cerveau de ne pas faire le con, tandis que la partie émotionnelle et instinctive jugeait les soupçons exagérés, la journaliste ne pouvant pas le trahir selon elle. L’état de panique mentale n’apparut pas une miette sur son visage. Lip était un survivant et pour l’instant, survivre, c’était resté impassible. Il se mit en tête d’écouter les ragots et les indices que lui avaient sans doute donné Harvey, puisque ça venait du commissariat. Il but une ou deux gorgés de vin pour se détendre, quand il se rendit compte que ses mains s’étaient crispées sur ses genoux, loin de la vue de la jeune femme. Le vin était très bon, un Cabernet-Sauvignon tout ce qu’il y a de plus classique. Le goût était légèrement fruité mais aussi très sec, ce qui contrebalançait bien le poulet qu’il venait de manger. Le pourcentage d’alcool aurait pu être plus bas, mais un verre, ça ne faisait pas de mal.

C’est à ce moment-là qu’elle se mit à passer à son expérience personnelle. Elle nomma plusieurs personnes importantes ou non, les désignant tous comme des possibles sources d’informations sur le coupable. Peut-être même que l’un d’eux était le coupable. Il connaissait presque tous ceux qu’elle nomma, surtout que deux d’entre eux étaient les chefs de gangs les plus respectés et les plus puissants de la pègre. Il reconnut également le nom de son ami chez les Outfits, Epsilon Senesie, le classant immédiatement comme n’étant pas coupable, à la même manière que les deux chefs de gangs. Il surprit cependant une petite hésitation avant que la jeune femme ne se décide à dire Kerian. Kerian, voilà un nom dont il était particulièrement au courant. C’était le nom de famille du dernier vrai petit ami de son amante, celui qu’elle avait aimé plus que les autres. Bien évidemment, quand on faisait des recherches sur la journaliste, c’était la première chose qui remontait à la surface. Il ne croyait pas trop à la rupture traditionnelle de gens qui ne s’aimaient plus. Kendall l’avait repoussée, et sa connaissance de la jeune femme lui criait que c’était pour des raisons stupidement honorables. Il n’en était pas malheureux, car ça la laissait libre pour le genre de trucs qu’il avait en tête avec elle, mais il trouviat dommage que la jeune femme gâche sa vie émotionnelle pour des considérations morales aussi bêtes. La morale devait être un instrument de justification, pas un boulet à son pied…C’était son opinion, bref. Il pouvait voir que la seule pensée du type la retournait complètement. Encore un truc dont il se vengerait au dessert. Il était égoïste, pas jaloux. Elle avait tous les droits de voir d’autres gens, il voulait seulement qu’elle ne se perde pas en souvenirs pendant qu’il était là. C’était son temps après tout. Elle lui fit part de ses soupçons et de ses résultats, des choses qu’il nota dans sa tête à l’encre indélébile. C’était des pistes comme les autres, et il les exploiterait au maximum. Elle semblait l’observer comme s’il était à manger lui aussi maintenant. Peut-être qu’elle pensait à la même chose que lui ? Il sourit en réponse à son sourire, mais fut interrompu dans son idée quand elle lui demanda ce qu’il pouvait lui apprendre. Autant l’aiguiller dans une direction valable. Il la regarda s’éloigner vers le canapé et il la suivit avant de s’asseoir près d’elle et lui délivra ses informations :

Dans les rues, il n’y a pas grand-chose qui circule sinon des rumeurs toutes plus folles les unes que les autres. L’information la plus importante que je peux te donner pour l’instant ne fait que réduire tes suspects un peu plus. Les gangs dans leurs organisations ne sont pas impliqués, pas la moindre miette. J’ai même entendu dire que Joe Capone a mis plusieurs de ses membres dans une enquête plus profonde que celle de la police. Pas pour dénigrer Harvey, t’inquiète, je crois savoir que ce n’est pas lui qui s’occupe de l’enquête. Sinon, je peux gager que Liam Moran doit faire la même chose. Kidnapper des enfants, c’est mauvais pour les affaires. Par déduction, j’irais chercher ailleurs que dans une organisation criminelle pour trouver le coupable.

Après avoir terminé son monologue, le jeune homme s’approcha d’elle délicatement, se penchant vers sa belle amie pour réduire l’écart entre leurs deux corps, leurs jambes se touchant et leurs torses se frôlant légèrement. Son regard était illuminé d’une petite lueur de braise. Il demanda avec une voix un peu rauque

Satisfaite ?



Kendall L. REAGANDetective
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Posté Mer 1 Fév - 22:34 par Kendall L. REAGAN
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Prologue:
 
Changer les âmes, changer les cœurs avec des bouquets de fleurs

J’écoutais en silence. Enfin, écouté c’était peut-être beaucoup. Bien entendu, l’une de mes oreilles écoutait attentivement tout ce qu’il disait. J’avais une mémoire auditive et sélective Autant vous dire que je pourrais récupérer ces informations quand je les chercherais. Au pire, j’avais toujours un micro caché dans une plante verte près de la fenêtre. Oui, c’est très cliché mais ça peut s’avérer utile quand on fouille votre maison sans tact. Dans mon bureau, un ordinateur enregistrait tout et, régulièrement, je faisais des écoutes, nettoyant ce qui devait être nettoyé et classant les informations qui pouvaient être importante. Donc, tout ce qu’était en train de me raconter Phil serait sur un disque dur d’ici demain soir.

Et moi ? Je m’attardais sur son visage. Il avait vieillit. Moi aussi, je suppose. Mais c’était flagrant chez lui. Il avait les traits tirés et de petites cernes sous les yeux. En y repensant, ça me faisait bizarre… Quand il était parti quatre ans plus tôt, je m’étais tout de suite faite à l’idée que jamais je ne le reverrais. J’avais continué ma vie sans y repenser. Mais maintenant, je sais qu’il ne quittera plus Chicago. Je sais que quoi qu’il arrive, il sera toujours quelque part, pas loin. Je sais que s’il avait un souci, j’enfilerais sans sourciller le costume de Plume pour lui venir en aide. Parce qu’il est plus qu’un simple amant même s’il est moins qu’un amoureux de base. C’est compliqué, nous diront simplement qu’il compte plus que ce que je ne veux bien l’avouer et qu’il est placé bien plus haut dans ma liste que ce qu’on ne pourrait croire.

Une liste ? Pas tellement enfaite. Juste un type de classement pour ranger les personnes. D’un côté vous avez ceux dont je ne pourrais jamais me passer, compter Jade, Harvey et Erwan. Pas tellement d’autre. Ensuite, ceux que j’aimerais ne jamais avoir rencontré, soit parce qu’ils sont de véritable salaud soit parce que je n’aurais pas dû m’approcher, en général mes ex et les personnes que je ne supporte pas. Ceux qui n’auraient pas dû exister, pas tellement besoin d’explication, et ceux que j’aime sans plus. Phillip serait certainement entre ceux dont je ne peux me passer et ceux que j’aime sans plus. C’est plutôt gamin comme réflexion. Classer ses contacts ainsi. Pourtant, je vise à ce que la première catégorie ne soit pas trop pleine. Je ne veux pas qu’on pleure le jour où je serais en phase de mourir. Je ne veux pas qu’on implique ces gens si j’ai des ennuis. Parce qu’un jour, je peux avoir n’importe quel ennuie avec la police ou avec des criminels. Les premiers rendront la vie dure à mes amis et les seconds n’hésiteront même pas à les menacer pour me toucher. Et je ne veux pas que ça arrive. Même si je sais que mes deux hommes seront capables de se défendre tous seuls, il n’en sera pas de même pour Jade. Et ça me ferait mal qui lui arrive quelque chose.

Je scrute toujours son visage, il continue de parler. Il me dit que les chefs de gangs ne sont pas coupables. Je suis d’accord avec lui, je l’ai déjà dit mais quel serait l’intérêt pour eux de s’en prendre à des gosses ? Et quand bien même les ravisseurs seraient membre de l’un ou l’autre des gangs, les patrons n’auraient rien à voir avec ça. Je soupçonne même que la Capone ou Moran envoi un de ses hommes en prison pour s’occuper du cas des criminels. Ses yeux n’ont pas changé par contre. Ils ont toujours cet éclat de vie, de malice, de joie qui les illumine. Il a toujours eu ce regard lorsqu’il était avec moi. Je ne sais pas ce qu’il en est des autres mais j’aime ce regard. Ce serait bête qu’il se ternisse. Il a pris quelques années, quelques rides en plus, mais il est toujours aussi séduisant, peut-être plus mûr. Quand je pense à des amis d’Erwan qui sont devenu des vieux croutons sans aucun charme avec le temps alors qu’ils étaient plutôt beaux garçons étant jeunes… Je me souviens même avoir été amoureuse de l’un d’eux lorsque j’étais plus jeune. Oh, pas longtemps. Quelques semaines jusqu’à ce que la désillusion se fasse sentir. Oui, il était marié, avait deux garçons un peu plus jeunes que moi et une femme bien plus jolie. J’avais déprimé quinze jours avant d’être secouée par Harvey. Heureusement que je suis passée à autre chose, quand je vois ce qu’il est devenu aujourd’hui…

Il termine de parler et lève les yeux vers moi. Je cligne des yeux et tente de me rappeler rapidement ce qu’il m’a dit. J’ai les deux ou trois idées principales donc je peux officiellement dire que je l’ai écouté. J’étais donc en train de me remémorer tout ça lorsque je sentis le sofa bouger. Je reportais mon regard sur le jeune homme et un fin sourire apparu sur mes lèvres. Il s’approcha jusqu’à me toucher de très près. Son torse effleurait le mien et je sentais son souffle sur mes lèvres. Un fin sourire se dessina sur mes lèvres alors qu’il me demandait si j’étais satisfaite. Tout ça s’était révélé très intéressant mais il fallait que je regroupe les informations pour pouvoir dire si elles me serviraient. En attendant, je décidais de confirme d’un hochement de tête. Je glissais mes bras autour de son cou avant de doucement plaquer mes lèvres contre les siennes, les caressant doucement du bout de la langue avant d’approfondir un peu le baiser. J’entraînais nos langues dans un ballet sensuel et délicat avant de me séparer de lui, à bout de souffle. Un sourire malicieux vint s’installer sur mes lèvres et je me relevais, m’écartant de lui avec malice. Je me dirigeais alors vers la cuisine ou j’ouvris le petit congélateur, d’ailleurs bien plus plein que le frigo, dans lequel j’attrapais deux mystères. Je déposais les deux glaces sur deux assiettes avant de retourner dans le salon avec un plateau sur lequel était disposé les deux desserts, deux verres et une carafe d’eau. Je posais le tout sur la petite table basse et lui lançait un sourire qui se voulait innocent.

« Je t’avais promis du dessert non ? C’est malheureusement tout ce que j’ai. » L’informai-je avant de retourner m’assoir près de lui.

Ce n’était pas tellement ce que j’avais promis et je savais pertinemment que le faire attendre ainsi était vil et surtout dangereux mais l’air qu’il avait sur le visage à ce moment-là valait bien toutes les plaisanteries du monde. Je ris doucement, ne pouvant plus me retenir, avant de prendre mon assiette et commencer à manger.

« Au faite, rien à voir avec rien, mais tu ne m’as jamais raconté ce qui t’avais fait quitté l’armée… » murmurai-je en enfournant une bouchée de glace dans ma bouche.

Je savourais quelques instants la saveur de la vanille et des noisettes caramélisées avant de me mordiller la lèvre. Je savais que j’avançais en terrain glissant mais je ne pouvais pas m’en empêcher. Je me retenais depuis qu’il avait posé le pied dans mon bureau.

« Je me posais la question, tu aimais tellement ton métier que j’en fus la première surprise » me justifiai-je rapidement avant de continuer de manger, l’air de rien.


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Phillip BRADLEYThe Outfits
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Posté Mer 8 Fév - 20:26 par Phillip BRADLEY
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Le sourire qui était apparu sur les lèvres fines de son amante, après qu’il eut fini de parler, le fit sourire un peu malgré lui. La proximité entre leur deux corps était exaltante dans l’anticipation qu’il avait de toucher chaque partie de la peau de Kendall. C’était bien là le centre de leur relation, un peu malgré eux. Les deux jeunes gens s’aimaient assez pour passer du temps ensemble à l’extérieur de leur séance d’échange d’informations et corporels, mais pas assez pour vivre ensemble et ne vivre qu’exclusivement avec l’autre. Ce qui revenait à dire que le niveau le plus profond de leur relation était encore le sexe. Plus que du simple sexe de passage, mais moins qu’une relation amoureuse, quelque chose qu’il devinait être la même chose dans la tête de Kendall. Sa main grimpa sur la cuisse de la journaliste alors que celle-ci entourait son cou de ses bras pour finalement venir l’embrasser goulûment. Il la laissa faire, l’opportunité de voir la jeune femme y mettre du sien sans qu’il ne la provoque étant rare. Il fallait dire qu’il était assez entreprenant d’habitude, mais elle avait du chien alors ça donnait toujours beaucoup de plaisir. Il sentait sa langue caresser ses lèvres délicatement avant de demander l’entrée à sa bouche, ce qu’il lui laissa volontiers, entrouvrant doucement sa bouche. Leurs deux langues se lancèrent alors dans un duel pour la domination de leur échange, s’enlaçant, se caressant et s’entrechoquant avec passion, leurs lèvres se cognant brutalement ensemble. La fougue de leurs baisers dura longtemps dans l’esprit de Lip, mais finalement, le moment fut terminé trop vite à son goût. Il eut une impulsion d’avancer pour reprendre ses lèvres avec les siennes, mais il se retient encore une fois, pour ne pas avoir l’air d’être dépendant. Il la regarda s’éloigner un peu déçu. Il ne le dirait pas évidemment, parce que ça ne faisait pas très son style, mais il avait déjà envie d’elle. Habituellement, presque toujours, les filles avec qui il couchait se ressemblaient toutes dans leur façon d’être profondément insipide et sans aucune valeur profonde. C’était un passe-temps, un travail de se faire des amis quand on est informateur et le coït était un passage obligé avec bien des jeunes femmes de bas-étages pour qu’elles disent ce qu’elles ont en tête rapidement. Il n’avait pas envie de ce genre de filles. Il avait envie des filles brillantes et roublardes et pleines de ressources comme Kendall et bien peu d’autres.

Elle revint vers lui avec deux crèmes glacés et il eut un soupir de déception. Elle allait le narguer aujourd’hui. Il se rassit comme il fallait et accepta l’assiette sans rechigner. Il avait l’air quasiment penaud et il savait qu’elle devait décidément bien se marrer derrière son sourire innocent. Il prit une petite bouchée de sa glace et leva l’oreille quand il entendit la journaliste murmurer quelque chose qui semblait tabou chez lui. Le fait qu’il n’était plus dans l’armée. Il ne répondit rien, sachant qu’elle avait encore de quoi à dire. Elle essaya de justifier sa demande comme si c’était des plaisanteries qu’ils s’échangeaient, mais il connaissait son amante probablement presque aussi bien que ces meilleurs amis. Cette question devait ronger la curieuse depuis le jour où il avait posé le pied dans son nouveau bureau quand il était revenu à Chicago. Il posa sa cuillère.

Je n’aimais pas mon travail. J’aimais travailler avec des gens et savoir tout ce qu’ils savaient. L’armée n’a seulement fait que me payer pour ce que j’aimais faire.

Ça au moins, c’était vrai. Il n’avait jamais aimé l’armée, mais le cadre qu’elle lui fournissait lui permettait de grandir d’améliorer encore plus ses talents de collecteurs d’informations. Il avait passé toute sa vie à refuser les attentes de ses parents quant à intégrer l’armée et finalement, il avait passé le tiers de sa vie dans celle-ci. C’était terminé maintenant, à jamais, et il en était heureux. Il vivait très bien dans l’univers de gangstérisme qu’était Chicago, même si au fond de lui-même, il méprisait le fait que des criminels de bas-étage puisse avoir autant de pouvoirs désormais. Mais, il devait avouer que ça donnait encore plus de pouvoirs et de contrôle pour son travail et ça lui plaisait, conformément à son désir de contrôle. C’était grâce à son renvoi de l’armée qu’Ears était né. Il connaissait les potins de pratiquement une ville entière, il pouvait amener un échange à la réussite comme à l’échec selon son bon vouloir. Il avait ses entrées presque partout et il avait plus d’argents qu’il n’en avait jamais eu ( bien que l’argent le laisse presque indifférent). Il avait du capital humain. Il releva les yeux et déclara sans équivoque

Le général de mon régiment m’a appelé dans son bureau et m’a dit que j’allais être traîné devant les tribunaux pour corruption.

Ce n’était pas tout, mais il la laisserait voir si elle voulait savoir le reste. Il sourit avec un amusement non feint.



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Posté Sam 11 Fév - 2:00 par Kendall L. REAGAN
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Prologue:
 
Pardonnez tes erreurs, joué de la guitare, danser sur un comptoir

Si j’avais envie de lui ? Là maintenant, je faisais tout ce que je pouvais pour me retenir. Je me contrôlais avec plus ou moins de facilité mais j’y parvenais quand même. La glace aidant. J’avais cette manie de contourner la meringue avant de la prendre entre mes doigts et de la lécher jusqu’à en retirer toute la glace avant de mordre dedans. Ça n’avait rien de glamour ou de sexy, la plus part du temps je m’en mettais partout, mais j’aimais bien manger comme ça. Ça me rappelait de longue disputes avec Erwan sur comment manger proprement à table. Ces disputes finissaient souvent par un « t’es pas mon père ! ». Je m’en voulais d’avoir traité ainsi mon père durant son adolescence. Heureusement qu’Harvey avait été là pour me calmer. Sinon ça aurait mal finit.

Mais ce soir, je n’étais pas avec Erwan ou avec Harvey. J’étais avec lui. Et c’était largement suffisant. De toute façon, question glamour, je n’étais déjà pas au top. Alors un peu plus un peu moins, qui s’en soucierait. Jogging et gros pull. Ouais bon ok, Phil allait certainement me trouver repoussante mais tant pis. Après tout, le plus intéressant n’est pas le papier cadeau mais le présent lui-même, non ?

Je finis finalement ma meringue, attendant patiemment qu’il me réponde. Je savais que je m’engageais sur un terrain miné et qu’il n’aimait pas spécialement parler de ça mais j’avais envie de savoir. Non, j’avais besoin de savoir. Besoin de savoir dans quoi je m’étais embarquée. Si nous courrions des risques, autant l’un que l’autre. Théoriquement, non. Mais savait on jamais, peut être que l’armée américaine n’aime pas les taupes… Une fois la meringue engloutie, je me léchais les doigts pour récupérer le sucre. C’est là qu’il se décida à parler. Il n’aimait pas son métier… mouais, c’était plausible. Après tout, qui apprécie réellement d’être dans l’armée ? Non, mais il aimait ces effluves d’information qu’il réussissait à attraper dans cette partie du métier. Puis il m’expliqua alors. Les motifs. Corruption. Mes sourcils se froncèrent et je reposai mon assiette sur la table pour le fixer longuement.

Corruption hein. Je détestais les gens corrompus. Ils étaient pareils à ceux qui damnent leurs âmes. Je le regardais d’un air sévère jusqu’à ce qu’il relève la tête pour la regarder. Je plongeai mon regard dans le sien et compris. Je compris qu’il y avait plus qu’une histoire de corruption là-dessous. Je soupirais et tendis doucement la main pour effleurer sa joue du bout des doigts avant de la ramener vers moi.

Geste tendre. Peut-être trop. Geste qui n’a pas lieu d’être. Qui sait, un peu de tendresse ne fait plus de mal à personne dans ce monde de barbare. Je soupirais et m’installais en tailleur, face à lui, le toisant d’un air grave.

« Et je suppose qu’il y a une bonne explication digne de Phillip Bradley derrière cette histoire. » murmurai-je alors en nouant rapidement mes cheveux en une grosses tresses sur la droite de ma nuque.

Un regard. Un seul regard avait la possibilité de tout raconter. Mais je voulais sa version, pas quelque chose que je me serais inventé moi-même, pas quelque chose que j’aurais pu rêver. Non. Juste quelque chose sortit de sa bouche. Puis je frissonnai. Je jetai un œil sur ce que j’avais sur le dos et pesta de plus belle. Passablement agacée d’avoir froid dans un moment pareil, je me levai et passai derrière le sofa pour monter le thermostat du chauffage avant de revenir m’assoir près de lui. Un peu plus près. Quoi ? J’avais froid, je devais bien trouver une source de chaleur.

Qu’importe. Je me posais des questions. Comment avait-il pu être accusé de corruption… Enfin, ce n’est pas comme s’il vendait ses informations à d’autres armées. Vendre des informations à ses camarades de chambrée pour savoir les petits secrets d’un autre camarade, ça n’était pas de la corruption. Et quand bien même, s’il avait voulu rester dans l’armée, il aurait suffi de les faire chanter. Quoi que, là non plus, je ne l’aurais pas tellement reconnu. Mais je ne comprenais pas. Et pourquoi était-il revenu à Chicago d’ailleurs ? Il y avait tellement de ville bien mieux qui lui aurait convenu… Seattle, New York, Detroit, San Francisco… Les états Unis comportaient tellement de ville que revenir dans la plus gangrénée par le trafic d’alcool était une bêtise monumentale. Pourtant, il l’avait faite, cette bêtise.

« Raconte-moi tout. Qu’est-ce que c’est que cette histoire de corruption, pourquoi t’ont-ils viré, pourquoi es-tu revenu ici ? Il y a mieux pour passer une retraite tranquille tu sais… » tentais-je de blaguer pour détendre un peu l’atmosphère.

J’étais maintenant carrément blottie contre lui, la tête sur son épaule, mes jambes repliées contre mon torse.

« Je suis curieuse de nature, tu le sais. Mais si tu ne veux pas m’en parler, tu m’envoie chier et puis voilà. J’te pondrais pas un cake. » murmurai-je finalement d’une voix douce, jouant lentement avec sa main.


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Phillip BRADLEYThe Outfits
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Posté Dim 19 Fév - 6:39 par Phillip BRADLEY
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Phillip n’avait jamais pris sa décharge particulièrement mal ou même au sérieux. Comme toujours depuis sa naissance, le jeune homme avait fait preuve d’une qualité en particulier, celle de s’adapter pour survivre. Et dans un mode de vie pareil au sien, la donnée première et primordiale, c’était le mouvement. Il n’aurait jamais pu rester dans l’armée toute sa vie. Tôt ou tard, il aurait fait un sale coup et aurait foutu en l’air son cheminement. Lip vivait sur le chaos. À travers l’ordre, il ne pouvait qu’en exploiter les failles. C’était amusant pendant un moment, mais après avoir tout fait, l’esprit du jeune homme commençait à s’ennuyer. Son intelligence acérée avait besoin de défis toujours plus grands et jouer à faire chanter des officiers d’armée focalisés sur l’administration de papiers n’avait absolument et définitivement pas le moindre intérêt pour celui qui se faisait désormais appelé Ears. Alors la réponse à la question suivante qui allait sans doute venir à l’esprit de déduction de Kendall, qu’il savait bien utiliser par elle, se répondait d’elle-même. Comment un esprit désinvolte, autant attirer par les bénéfices du désordre et de l’anarchie, pourrait vivre dans une ville tranquille ? En fait, la vraie bonne réponse serait de dire comment il ne pourrait pas vivre ailleurs que dans la ville la plus gangrénée des États-Unis ! L’action, la traîtrise, le danger et les milles et un secrets, tout cela n’était que des incitatifs supplémentaires ! Il pouvait comprendre le raisonnement qui fonctionnait dans la tête de la jeune journaliste. Aucune personne normalement constituée ou saine d’esprit selon les standards sociaux ne voudrait se retrouver dans une situation comme celle-ci, dans une ville dominée par la mafia. Du moins, aucune personne sans casier judiciaire ou un désir de violer les lois. Lip avait toujours flirté avec l’illégalité dans toutes ses entreprises. Il n’avait jamais raisonné en ces termes : Ça n’avait jamais été un « est-ce légal ? », mais plus un « est-ce faisable ? ». Et dans la majorité des cas avec lui, la réponse à la deuxième question, c’était oui. La première était moins certaine, mais il s’en fichait profondément. La main qui caressa sa joue le fit de nouveau porter attention à Kendall, le sourire carnassier qui s’était formé sur ses lèvres disparaissant très vite.

La jeune femme était terriblement séduisante et il ne savait pas trop s’il avait envie de parler de ses raisons de venir à Chicago quand la seule pensée qui lui venait désormais, c’est de quoi aurait l’air Kendall nue en dessous de lui sur le divan. Bon, techniquement, se corrigeant lui-même, il le savait déjà, car il leur était déjà arrivé de ne pas se rendre à la chambre. Le divan était un arrêt tout aussi appréciable. Il s’arrêta là avant de partir dans un délire lubrique. Après avoir ajusté le thermostat, Kendall revient se blottir contre lui. Il sourit légèrement avant de l’entourer de son bras, sa main se posant délicatement sur la cuisse de la jeune femme. Il attendit alors que la question vienne. Après tout, il savait comment l’esprit de la jeune femme fonctionnait et il pouvait arriver à une conclusion similaire. Venir ici serait une connerie selon elle. Évidemment, elle ne le penserait pas en ces mots, mais les grandes lignes de la conclusion seraient sans aucun doute identiques. Et aussi sûrement que la marée, la question monta, monta et finit par sortir des lèvres fines de son amante. Il répondit alors, énigmatique :

-Qui te dit que je suis à la retraite ou bien que j’en voudrai une tranquille ? Sinon, si on accepte ces deux affirmations, peut-être que c’est pour ta compagnie que je suis ici.

Il sourit, charmeur. Il savait bien qu’elle voudrait plus qu’une réponse cryptique, mais il ne pouvait pas lui donner rien d’autre. Malheureusement, il savait pertinemment que ce n’était pour les atours de Kendall qu’il était revenu, sinon pourquoi multiplierait-il d’autres « contacts » avec des jeunes femmes de la ville. Ears répondrait sans doute que c’était du business et Lip rajouterait que c’était mixé les affaires et le plaisir. Après tout, il avait toujours été un des chouchous de ces dames.

-Pour ce qui est de la corruption, tu n’as pas entendu parler de moi dans les médias, tu peux donc assumer le fait que tout s’est bien terminé non ?

Il ne répondrait pas à Kendall. Non, il ne montrerait pas à son amante le visage derrière le masque d’humour et de charmes. Il n’y voyait rien à gagner de plus et certainement plus à perdre. Avec assez d’indices, la journaliste pouvait déterminer sa deuxième personnalité. L’incident avec les militaires était un de ces indices. Ne pas l’évoquer l’aurait sans doute envoyé chercher, mais l’évoquer légèrement la ferait se calmer. C’était purement psychologique. Elle penserait automatiquement qu’il lui faisait confiance. Et autant qu’il désirerait pouvoir le faire, il ne le ferait jamais, car la confiance a la couleur de la mort. Mais surtout parce qu’il était trop décontracté pour se soucier d’avoir des vrais amis de son côté. Pourquoi avoir des vrais amis quand on peut contrôler les gens avec des mots ? Les connaissances amicales étaient bien et fournissaient un système stable. Kendall était l’un de ses pilliers. Mais elle avait des plans de rechange en attente. On ne survivait pas aussi longtemps que lui dans le milieu de la vente d’informations sans avoir des issues de secours prêtes à chaque instant. Sa main caressa la cuisse de Kendall. Il serait déçu et franchement désolé si un jour, elle le forçait à la tuer. Et il espérait sincèrement qu’il n’aille jamais le besoin de le faire. C’est pour ça qu’il cachait Ears. Il vient embrasser la courbe de son cou, le baiser un peu plus ardent qu’auparavant.

-Cette conversation m’a donnée faim. Mangiare tempo...

Murmura-t-il, le ton légèrement rauque. Il se tourna légèrement et posa son autre main sur la hanche de Kendall. Il la repoussa légèrement, la faisant s’allonger sur le dos. Il continua son baiser, qui descendit sur l’os de la clavicule, tandis que sa main droite remonta légèrement le chandail de la jeune femme, sa main se déposant sur le côté droit des abdominaux de la jeune femme, qui étaient bien fermes. Il se colla légèrement à elle.



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Posté Mar 6 Mar - 10:29 par Kendall L. REAGAN
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Of your galaxy dancing and laughing and laughing again.

Crédule. C’est comme ça que les gens me voyaient. Ils n’hésitaient pas à me prendre pour une imbécile et ça m’agaçait prodigieusement. Bien entendu, il y a bien des fois ou je me basais là dessus pour avancer dans mes enquêtes ou dans mes articles. Mais que les gens un minimum proche de moi pensent que je suis si bête que ça, ça ne me plait pas. Harvey pense que je suis une faible femme tout juste bonne à protégée. Jade me rappelait sans arrêt de faire attention à moi et Erwan n’était pas mieux. Pourtant, il était celui qui me connaissait le plus mais rien n’y faisait, il ne me faisait pas confiance pour ma sécurité. C’est d’ailleurs sûrement pour ça que j’avais deux couillons incompétent aux basques depuis quelques semaines.

Durant mes années de « formation » au métier de détective, j’avais appris à sentir quand quelqu’un me regardait, quand quelqu’un était entrain de m’observer. Bien entendu, je ne savais pas différencier les types de regard… mise à part quand on me reluque mais j’ai bien vite appris à ne pas me soucier plus que ça de ces regards là, ça n’arrive pas tellement souvent et en général ça ne dure qu’un instant. Toujours est-il que j’ai aussi apprit à discerner une présence sans voir la personne. J’ai passé six mois avec un bandeau sur les yeux pour y arriver. Je suis plutôt fière de moi, à vrai dire. Je ne dirais pas que je ne rate jamais quelqu’un qui me suit mais lorsque ça dure plus de deux ou trois jours, je finis par remarquer une présence et ça ne me plait pas toujours. Je n’ai pas eu le temps d’appeler mon père depuis un moment avec toute cette histoire d’enlèvement d’enfant mais lorsque j’en aurais le temps, il va douiller. Après tout, il sait pertinemment que je déteste être surprotégée pour rien. Je n’ai pas moins de dix ans et, en règle générale, je sais ce que je fais lorsque je me lance dans une enquête. Après tout, j’ai déjà découvert pas mal de chose… Je ne sais pas encore si c’est un homme ou une femme mais je suis certaines de pouvoir dire que c’est un émigré. Mais vu le nombre d’arrivant d’Italie ou d’Irlande depuis quelques années, ça n’est pas chose aisé de savoir d’où viendra le ravisseur.

Bref. Tout ça pour dire que mise à part Erwan, elle ne voyait pas qui aurait pu vouloir la protéger ainsi. Harvey et Jade n’avaient pas les ressources et je n’avais aucun proche assez près de moi pour vouloir me garder à l’œil. Je glissais néanmoins un regard vers mon voisin… Est ce qu’on pouvait dire qu’on était proche… Là était toute la question. Je savais qu’il ne me disait pas tout puisque je partais du principe de base que lorsqu’on ne disait pas les choses clairement et distinctement, on cachait quelque chose. Et comme il ne disait jamais rien clairement… Un ami est quelqu’un avec qui on partage des choses sans se cacher, a qui on peut tout dire ou presque. Un petit ami est celui avec qui on partage tout ça aussi mais avec qui on partage aussi un sentiment supplémentaire qui nous font nous sentir bien ainsi qu’une activité liée à la chair. Et la famille est celle a qui on ne dit pas tout mais qui en sait bien plus que ce qu’on croit. Phillip ne faisait parti d’aucun de ces trois catégories. Il ne me disait pas tout, on n’était pas amoureux (enfin je crois, faites moi penser à vérifier un jour, à tout hasard) et il ne fait pas partie de ma famille, du moins pas que je sache. Malgré tout, je n’arrivais pas à définir notre relation. C’était plus que du sexe pour du sexe mais moins que de l’amour. On échangeait, mine de rien, des infos en tout genre mais on ne parlait jamais vraiment de notre travail. C’était étrange. Il faudrait peut être qu’on en parle un jour. Je savais pertinemment que je n’étais pas la seule femme dans sa vie, et entre nous je m’en fichais un peu tant qu’il ne me parlait pas de ses nuits passées avec ses autres conquêtes. J’évitais ce type d’homme. Les coureurs de jupons. Liam Moran avait déjà essayé de m’attraper dans ses filets mais très peu pour moi tout ça. Une relation durable se résumait à peu de chose. L’homme devait être du même niveau que Plume. Pas plus, pas moins. Il devait avoir un minimum de charisme et quelque chose dans la tête.

Et puis, il répondit. Réponse qui m’arracha un soupire de lassitude. Pourquoi s’obstinait-il à me faire croire que j’étais plus importante que je ne le pense alors qu’on savait aussi bien l’un que l’autre que c’était faux. C’était peut être ce qui m’énervait le plus chez lui. Le faite qu’il essaye de me faire croire ce genre de chose. Je veux bien avoir une couleur de cheveux proche du blond mais quand même… Je ne suis pas stupide au point de gober tout ce qu’il me raconte. Je sais encore distinguer le vrai du faux. Je levais alors les yeux au ciel, lui signifiant ainsi que j’avais très bien compris qu’il se fichait une fois de plus de ma tête. Faut pas prendre les enfants du bon Dieu pour des canards sauvages. Je me redressais un peu, prête à m’écartée de lui et de sa main baladeuse, qui ne me gênait pas tant que ça de base. Puis il répondit simplement que si je n’avais rien entendu dans la presse c’est que ça s’était bien finit. Je fronçais les sourcils. La corruption se ne se finissait jamais bien. Soit il y avait une sur- corruption, mais je doutais que Phillip ait payé l’armée pour qu’ils lui fichent la paix, soit la personne était simplement éliminée. Donc il me cachait quelque chose. CQFD.

Pourtant je n’irais pas plus loin dans mes investigations. Il était hors de question que j’enquête sur lui, je détestais faire ça sur les personnes qui m’étaient chère, et Môssieur n’avait pas l’air enclin a vouloir parler plus. Un soupire las s’échappa de mes lèvres, de toute façon c’était toujours comme ça avec lui, je devrais avoir l’habitude maintenant. Il ne disait jamais rien en entier, laissait toujours des trous, des incertitudes. Et puis il m’avait très bien fais comprendre que le temps n’était plus aux discussions mais à l’action. Me faisant basculer sur le sofa, il commença a embrasser furieusement mon cou. Il avait faim. Ouais, capité, on passe aux choses sérieuse. Un sourire s’étendit finalement sur mes lèvres. J’étais amère qu’il me laisse toujours sans réponse mais je faisais avec. Je le laissais donc avancer dans son ascension de baiser et moi je glissais doucement mes mains sous sa chemise, caressant doucement son ventre, m’arrêtant sur une cicatrice en forme de croix que j’aimais tout particulièrement et placée juste au dessous de son nombril. Un peu comme s’il avait un tatouage. Je laissais ma tête de poser contre la sienne, humant doucement son odeur que j’appréciais tant.

« Je ne savais pas que tu parlais italien… » murmurai-je d’un air suspicieux.

Je gardais mon regard ancré sur le plafond, mes doigts défaisant doucement les boutons de sa chemise pour caresser son torse avec plus d’aisance.

« Tu me traduis ? Parce que moi j’en parle pas un mot. »

Pitié, faites qu’il ne traite pas avec ces abrutis de gangster…


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